François Legault rejette toute comparaison avec le discours politique du nouveau président américain, Donald Trump. Une insulte, selon lui.

François Legault se voit comme un premier ministre «en attente»

François Legault se voit comme le premier ministre «en attente» face à des adversaires prisonniers d'une «bulle» élitiste et déconnectés des préoccupations des Québécois.
Ragaillardi par sa victoire convaincante dans Arthabaska, le chef caquiste continue à rêver d'un déménagement dans l'édifice Price, en 2018. 
Dans son bilan de fin de session, vendredi, M. Legault a promis de proposer plusieurs idées en 2017 pour démontrer que la CAQ est prête pour le pouvoir. Il rappelle sa volonté d'initier une «Baie James du XXIe siècle» et de déployer sa stratégie maritime du Projet Saint-Laurent avec ses zones d'innovation.  
Le chef caquiste se place sous les thèmes de la «fierté et de la prospérité» pour offrir une option politique «proche du monde». Il reproche au Parti libéral du Québec et au Parti québécois de ne pas vouloir baisser suffisamment les impôts de la classe moyenne. 
Le gouvernement Couillard est «usé, usé, usé», dit M. Legault, qui se pose en défenseur de l'identité québécoise. Il rejette toute comparaison avec le discours politique du nouveau président américain, Donald Trump. Une insulte, selon lui. «Trump a dérapé à plusieurs reprises», a affirmé M. Legault. Mais il y a des «leçons à tirer» pour MM. Couillard et Lisée, qui, dit-il, «regardent les autres de haut». 
Il faut réduire le nombre d'immigrants au Québec pour mieux les intégrer, martèle-t-il. Le gouvernement nie le problème, croit la CAQ. 
Le chef Legault rejette l'idée que l'économie montre des signes de vigueur. Un «spin libéral», selon lui. Il n'y a pas assez d'emplois bien rémunérés qui sont créés au Québec, affirme M. Legault.