«La clipette prend trop de place», a laissé tombé le député François Gendron lors du Congrès du Parti québécois.

François Gendron en a assez de la «clipette»

DRUMMONDVILLE — Le député François Gendron déplore que les médias ne parlent pas suffisamment des propositions de fond des uns et des autres, ce qui aurait nui selon lui au Parti québécois jusqu’ici. «La clipette prend trop de place», a-t-il laissé tomber.

M. Gendron espère qu’il en sera autrement à partir de dimanche, alors que son parti dévoilera sa plateforme électorale. Elle reprendra les éléments centraux du programme adopté en septembre par les délégués du 17e Congrès du Parti québécois.

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En matière de langue d’enseignement, par exemple, les délégués péquistes avaient accepté d'offrir aux cégépiens francophones démontrant une bonne maîtrise du français la possibilité «de suivre au cégep un parcours en anglais enrichi», parcours «qui pourra comporter une session dans un cégep anglophone».

Les mêmes militants avaient exigé qu'un éventuel gouvernement péquiste s'assure «que le financement des cégeps anglophones réponde en priorité aux besoins de la communauté historique anglophone et, par conséquent, qu'il soit graduellement aligné sur le poids démographique proportionnel de cette communauté».

Les plans en santé

Pour répliquer au plan en santé de la Coalition avenir Québec, la députée Diane Lamarre a présenté aux délégués du Conseil national le programme de son parti dans ce domaine névralgique. Il s’appuie entre autres sur le «décloisonnement professionnel», l’«amélioration de l’accès à la première ligne» et un investissement massif et urgent dans le soutien à domicile. Il s’agit en fait du plan qu’a dévoilé le Parti québécois en novembre dernier. Mme Lamarre voulait rappeler qu’il existe déjà.

Celui de la CAQ est «farfelu» et a été pensé pour «aller chercher des votes», a-t-elle dit en jugeant peu crédible la promesse caquiste de «réduire le temps d’attente aux urgences avant de voir un médecin à 90 minutes en moyenne d’ici quatre ans».