Le Vérificateur général Michel Samson

Finances: Le vérificateur général devance le dépôt de son rapport

Le vérificateur général par intérim, Michel Samson, a entendu l'appel pressant de Pauline Marois. Il devance de 24 heures la présentation de son rapport sur les finances publiques du Québec.
C'est finalement mercredi, et non pas jeudi, que le vérificateur général du Québec soumettra à l'Assemblée nationale son rapport d'analyse portant sur l'exercice de Mise à jour économique et financière auquel s'est livré le ministre des Finances, Nicolas Marceau, l'automne dernier.
Une décision qui étonne, mais qui correspond aux souhaits émis lundi par la première ministre et par M. Marceau.
«J'ai demandé au ministre des Finances qu'il puisse indiquer [au vérificateur général] que nous souhaitons qu'il dépose son analyse le plus tôt possible», avait déclaré Mme Marois.
Elle et son ministre ne voulaient pas que ce document critique soit déposé jeudi, comme il était prévu, soit le jour même où sera dévoilé le budget 2014-2015 de l'État québécois.
La Mise à jour économique et financière de novembre indiquait que le déficit budgétaire pour l'année en cours, celle se terminant le 31 mars, sera de 2,5 milliards $, et que le manque à gagner s'établira à 1,7 milliard $ l'année prochaine.
Le vérificateur s'est penché sur les données sur lesquelles s'est appuyé le ministère des Finances pour en arriver à ces cibles.
La péréquation à la rescousse
Cela étant, le budget 2014-2015 que dévoilera le ministre Marceau jeudi pourrait tabler sur un déficit moindre que prévu, puisque son gouvernement pourra compter sur une hausse du montant de péréquation en provenance d'Ottawa.
La somme à venir sera plus élevée de 548 millions $ que le chiffre apparaissant dans les dernières évaluations gouvernementales. Plutôt que de 8,7 milliards $, le gouvernement québécois encaissera un chèque de péréquation d'environ 9,3 milliards $.
Mardi, Nicolas Marceau s'est contenté de dire qu'il présentera un «budget responsable».
«Nous allons travailler à plus de productivité de l'appareil gouvernemental, à une administration moins lourde», a plus tard déclaré Mme Marois de façon sibylline.