L'opposition officielle du Parti québécois songe à adresser une proposition formelle aux autres partis politiques pour donner vie à l'idée du doyen des élus de l'Assemblée nationale, François Gendron.

Fin des applaudissements à l'assemblée nationale: proposition formelle en vue

Les applaudissements pourraient bien finalement être une chose du passé très rapidement à la période des questions.
L'opposition officielle du Parti québécois songe à adresser une proposition formelle aux autres partis politiques pour donner vie à l'idée du doyen des élus de l'Assemblée nationale, François Gendron.
Les députés du Parti québécois avaient discuté de cette possibilité à huis clos il y a deux semaines à Rimouski. Ils en ont reparlé hier lors d'une autre réunion à huis clos.
Ils auraient décidé d'aller de l'avant et de se commettre, selon les informations du Soleil.
Le Parti québécois s'appuiera sur l'ouverture manifestée depuis quelque temps par le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier. Mercredi encore, M. Fournier s'est dit d'accord avec la suggestion de M. Gendron. Il souhaite toutefois, de plus, que le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon, exerce réellement le pouvoir qu'il a d'expulser les députés alimentant le chahut.
En entrevue avec Le Soleil, le 18 août, le péquiste François Gendron avait estimé que bannir les applaudissements à la période des questions - ou les réserver à des moments exceptionnels - concourrait à rendre plus digne cet exercice de la vie parlementaire, en plus de le rendre plus efficace.
Depuis toujours, les élus d'un même groupe parlementaire à l'Assemblée nationale applaudissent systématiquement lorsqu'un collègue prend la parole, a fortiorilorsqu'il s'agit de leur chef.
Le combat de Gendron
Au fil des jours, François Gendron a convaincu ses propres collègues qu'applaudir après chacune des réponses ou des questions posées ne contribue pas à la bonne marche des travaux parlementaires.
À la mi-août, il suggérait aussi, toujours pour ajouter «à la discipline, à la dignité et à la respectabilité» de la période des questions, d'amorcer les changements nécessaires par une chose toute simple, soit de commencer ce moment phare de la vie parlementaire à l'heure prévue - que tous les députés soient arrivés ou pas.
Tous les parlementaires québécois affirment qu'il faudra faire beaucoup plus pour améliorer le ton à la période des questions, laquelle reprendra ses droits à partir de mardi prochain au Parlement. Mais tous ou presque disent qu'ils veulent bien commencer à essayer de changer les choses par cette voie. À suivre.