Pierre Boulanger sera le prochain délégué du Québec à l'étranger visé par le remue-ménage du gouvernement du Parti québécois. Il a été président et directeur général de la Société du 400e de Québec avant d'être remplacé par Daniel Gélinas.

Fin de mandat imminente pour le délégué du Québec à Londres

Après celui de Christos Sirros, à Bruxelles, le gouvernement Marois mettra fin sous peu au mandat de l'actuel délégué général du Québec à Londres, Pierre Boulanger.
Le gouvernement du Parti québécois a engagé un remue-ménage dans les délégations du Québec à l'étranger. En début de semaine, il a confirmé le départ, le 21 décembre, de l'ancien député libéral Christos Sirros de la Délégation générale du Québec dans la capitale européenne.
Mercredi, le Conseil des ministres a nommé l'ancien chef péquiste André Boisclair représentant du Québec à New York.
Jeudi, on a confirmé au Soleil que Pierre Boulanger, en poste à Londres depuis 2008, sera rapatrié au Québec dans quelques semaines. Il devrait revenir un peu avant Noël.
M. Boulanger a été président et directeur général de la Société du 400e de Québec avant d'être remplacé par Daniel Gélinas. Il est aussi connu pour avoir dirigé la Société de promotion économique du Québec métro.
Bruxelles et Londres : deux postes importants dans la diplomatie québécoise seront donc bientôt à pourvoir dans les délégations générales du Québec à l'étranger.
Préserver l'avenir
Jeudi, à l'Assemblée nationale, le ministre des Relations internationales, Jean-François Lisée, a défendu la nomination d'André Boisclair dans la métropole financière américaine. C'est «l'une des personnalités les plus brillantes de sa génération, les plus compétentes et qui a des réseaux un peu partout».
Le ministre a assuré que l'ancien chef du Parti québécois ne fera pas la promotion de la souveraineté à New York.
«Ce n'est pas notre intention ni notre intérêt d'essayer de convaincre les Américains ou qui que ce soit de la validité de l'option souverainiste ou de la validité de l'option fédéraliste. Nous avons à les convaincre de la validité de la démocratie québécoise et du respect qu'on attend d'eux, et de tous, des choix des Québécois en matière d'avenir politique.»