Le Salon bleu de l'Assemblée nationale.

Embauche d'une scab: l'Assemblée nationale croit à une erreur

L'Assemblée nationale assure que l'enquêteur qui a conclu qu'elle a embauché une briseuse de grève a reconnu avoir commis une erreur.
Le rapport de l'enquêteur Jean-Pierre Gosselin pour le Secrétariat du travail a soutenu que l'Assemblée nationale a bien embauché une avocate pendant la grève des juristes de l'État, en contravention avec les dispositions contre les travailleurs de remplacement. 
«Il est admis que ce poste relève de l'unité de négociation en grève, a statué, M. Gosselin dans son rapport du 24 février. Il est également admis que cette embauche contrevenait aux dispositions» anti-briseurs de grève. 
«L'Assemblée a demandé à ce que cet élément soit rectifié afin d'éviter toute confusion à cet égard», a indiqué la porte-parole Noémie Cimon-Mattar. 
Il semble que l'enquêteur Gosselin ait reconnu son erreur, mais qu'il n'était pas en mesure de modifier son rapport. Il n'a pas été possible de confirmer cela avec lui. «Le ministère ne commente pas les rapports d'enquête», a fait savoir Antoine Lavoie, porte-parole au ministère du Travail. 
L'avocate qui a été embauchée est une employée occasionnelle, et en vertu de la Loi sur l'Assemblée, elle n'était donc pas syndiquée, explique-t-on à l'Assemblée nationale. Elle ne pouvait donc pas appartenir au syndicat des juristes en grève, LANEQ. Néanmoins, son embauche relève de l'erreur de «bonne foi», a plaidé l'Assemblée, qui jure n'avoir eu aucune intention de contourner la grève. 
Selon l'Assemblée nationale, l'enquêteur du Secrétariat du travail a transmis sa rectification à LANEQ. Un élément qui n'a pas été mentionné par le président de LANEQ, Jean Denis, interrogé par Le Soleil sur le sujet, lundi. Il n'a pas été possible de s'entretenir avec lui, vendredi.