Le député sortant de Québec, Jean-Yves Duclos, entouré des autres candidats libéraux de la région, Joël Lightbound, Manon Fortin, René-Paul Coly, et de son père Jean-Luc Duclos, lors de l’ouverture officielle du bureau de campagne de la circonscription.

Élections fédérales: le père de Jean-Yves Duclos «rétrogradé»!

Au moins, cette élection-ci, le vieux père de Jean-Yves Duclos n’aura pas à grimper dans les poteaux pour installer des pancartes.

Des 225 bénévoles du Parti libéral dans la circonscription fédérale de Québec, 20 se sont mis au travail dès la nuit de mardi à mercredi pour commencer à placarder les 400 affiches noir et rouge ornées de la bouille du ministre et député sortant Duclos. Le manège s’est répété pour tous les partis dans tous les comtés au Canada, en vue du déclenchement annoncé pour mercredi matin.

Jean-Luc Duclos, 82 ans, se contente quatre ans plus tard du rôle de chauffeur pour les afficheurs. «J’ai perdu du prestige!» s’est esclaffé le sympathique monsieur, mardi soir, lors de l’ouverture officielle du bureau de campagne de son fiston.

L’événement réunissait dans un local situé à l’angle du boulevard Charest Ouest et de la rue Saint-Vallier Ouest une cinquantaine de partisans de Duclos, en plus de trois autres candidats libéraux de la capitale.

«Depuis quatre ans, on était seulement deux députés libéraux et on a réussi à faire de grandes choses. Alors imaginez ce qu’on pourra faire à quatre, à six, à huit, à 11!» a lancé au groupe le candidat libéral dans Louis-Hébert, Joël Lightbound, seul autre député au pouvoir dans la région.

Fils de conseiller municipal

«Au début, les bénévoles étaient rares!» a rappelé au Soleil le paternel Duclos, à propos de la première élection de son Jean-Yves, il y a quatre ans. «Alors le père posait des pancartes dans Saint-Sauveur, en haute-ville et un peu partout. Mais là, on a trouvé des plus jeunes pour monter dans les poteaux.»

Cet ancien conseiller municipal de Beauport ne peut pas renier son fils. Copie presque conforme du père, mais sans le vécu et la petite moustache blanche.

Il sait que les sondages préliminaires donnent son garçon en avance. «Il a eu l’avantage d’être le seul ministre de la région, alors ça lui a donné beaucoup de visibilité. Et je ne veux pas le vanter, mais peut-être aussi qu’il est bon!» laisse tomber un papa fier.

Jean-Yves Duclos s’inspire de son père dans son travail de représentant du peuple. «Des gens appelaient à la maison le samedi soir parce que des adolescents faisaient trop de bruit dans le parc, le mardi matin parce que les poubelles n’étaient pas ramassées ou le jeudi après-midi parce que la neige n’avait pas été enlevée des trottoirs.

«Je l’entendais leur parler avec beaucoup de chaleur, une grande capacité d’écoute et le travail qui devait suivre. Le travail de député fédéral diffère de celui de conseiller municipal, mais j’ai le même privilège de rencontrer les gens», affirme M. Duclos.

La campagne qui s’amorce lui permettra justement «d’être plus proche des gens, car mon travail de ministre et de député est parfois plus abstrait». Quarante-et-un jours où il défendra le bilan du gouvernement Trudeau.

Fédérer les progressistes

Joël Lightbound aussi. Les deux en sont à leur deuxième campagne. «Je connais mieux les limites de la politique, mais aussi très bien ce qu’il est possible de faire. J’ai encore mon idéalisme, mais je suis plus lucide», indique le jeune avocat de 31 ans.

Quant aux possibilités de «plus que doubler» la députation libérale dans la capitale québécoise, M. Lightbound se dit convaincu qu’«à la différence de 2015, les progressistes se fédèrent autour du Parti libéral dans la région de Québec. Ils voient qu’on est résolument progressistes et que les résultats sont là pour le prouver depuis quatre ans».

Les candidats Manon Fortin (Beauport–Île d’Orléans–Côte-de-Beaupré–Charlevoix), tout juste nommée, et René-Paul Coly (Charlesbourg–Haute-Saint-Charles) étaient aussi présents. Antoine Bujold (Beauport-Limoilou) avait une autre activité, tandis que la candidature de Jean-Christophe Cusson (Louis-Saint-Laurent) sera confirmée mercredi ou jeudi.