Martine Desjardins et Bernard Drainville ont reçu des amendes de 500 $ pour avoir fait de la publicité partisane sur les lieux d'un bureau de vote.

Élections de 2014: des constats d'infraction pour Drainville et Desjardins

Le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) a remis mardi des constats d'infraction à l'ex-ministre péquiste Bernard Drainville et à l'ex-candidate péquiste dans Groulx, Martine Desjardins, pour des gestes posés lors des élections générales de 2014.
Bernard Drainville, maintenant animateur de l'émission Drainville PM à la station de radio montréalaise 98.5 FM, a reçu deux constats assortis d'amendes de 500 $ pour avoir fait de la publicité partisane sur les lieux d'un bureau de vote. Une première infraction aurait eu lieu le 28 mars 2014 à l'Université de Sherbrooke et une seconde, le 1er avril 2014 au Collège Lionel-Groulx de Sainte-Thérèse.
Quant à Martine Desjardins, elle fait l'objet de la même accusation, mais uniquement le 1er avril au Collège Lionel-Groulx.
Lors de son émission de radio mardi, Bernard Drainville a déclaré qu'il n'avait pas encore décidé s'il allait contester ou non les constats d'infraction ou reconnaître sa responsabilité et plaider coupable.
Explications
Il a également profité de l'occasion pour expliquer les événements qui ont mené à la remise de ces constats. «C'est moi qui ai fait voter la loi pour permettre aux étudiants de voter sur leurs campus. Je suis allé à l'Université de Sherbrooke et une journaliste de Radio-Canada m'a demandé une entrevue. Le représentant du DGEQ, le primo, m'a dit que ce serait correct si je m'éloignais un peu du bureau de scrutin, ce que j'ai fait. Visiblement, quelqu'un a porté plainte et un constat a été émis parce que j'étais trop près du bureau de vote», a-t-il raconté à ses auditeurs.
Pour ce qui est du second constat, Bernard Drainville s'était rendu à la cafétéria du Collège Lionel-Groulx pour encourager les étudiants à aller voter. «Il me semble que cette fois-là, j'étais à une bonne distance du bureau de scrutin, pourtant...», a-t-il laissé tomber, indiquant qu'il y avait un flou dans les règles concernant les bureaux de vote sur les campus.
«Il faudrait préciser les règles, un campus universitaire ou un cégep, c'est beaucoup plus grand qu'un sous-sol d'église même si on peut trouver des bureaux de vote aux deux endroits», a-t-il justifié, répétant toutefois qu'il était toujours en réflexion à savoir s'il allait ou non plaider coupable aux accusations.
Quant à l'ex-leader étudiante Martine Desjardins, qui avait terminé troisième d'un scrutin serré dans Groulx en 2014, il n'a pas été possible de la joindre mardi au Mouvement national des Québécois, dont elle est la présidente.