Élection partielle: six autres voix dans Jean-Talon

Le vote par anticipation pour l’élection partielle dans la circonscription de Jean-Talon, à Québec, se tient dimanche et lundi. À la mi-campagne, Le Soleil a dressé les portraits des quatre principaux candidats en vue du suffrage officiel du 2 décembre, soit Sylvain Barrette (Parti québécois), Olivier Bolduc (Québec solidaire), Gertrude Bourdon (Parti libéral du Québec) et Joëlle Boutin (Coalition avenir Québec). Mais six autres candidats sont aussi en lice et se battent pour faire entendre leurs idées. Courts autoportraits.

Éric Barnabé 

Parti conservateur du Québec

  • Chauffeur de taxi retraité (pour cause de santé), 58 ans
  • Fondateur d’Équipe autonomiste, puis candidat conservateur au provincial (2018) et pour le Parti populaire au fédéral (2019).

«Homme passionné, défenseur des droits individuels, désirant faire une différence à l’Assemblée nationale, il entend diriger sa campagne sur les véritables enjeux locaux en mettant de l’avant les dossiers de la mobilité, de la pénurie de main-d’œuvre et du non-remboursement des trop-perçus d’Hydro-Québec.»

Éric Barnabé

Stéphane Blais

Citoyens au Pouvoir du Québec

  • Comptable professionnel agréé, 49 ans
  • Chef de Citoyens au Pouvoir du Québec depuis janvier 2018. Candidat dans la circonscription de Chutes-de-la-Chaudière à l’élection générale provinciale de 2018.

«Le Parti vise à réformer les institutions politiques et économiques du Québec en profondeur en se basant sur neuf principes de base appelés «points d’ancrage». Parmi ces principes, on retrouve l’implantation d’une démocratie semi-directe selon le modèle suisse, l’anti-carriérisme politique (deux mandats maximum) et la transparence totale de l’État envers les citoyens.»

Stéphane Blais

Michel Blondin 

Parti pour l’indépendance du Québec

  • Administrateur. Ne veut pas publier son âge.
  • Candidat pour le Parti québécois en 1989 dans la circonscription de Sauvé, puis parmi les membres fondateurs du Bloc québécois, il vient de fonder son propre parti.

L’engagement est clair envers la promotion de l’indépendance du Québec. Le parti se centre sur la transition de l’état actuel de province à celui de pays. Nous souhaitons expliquer le régime fédéraliste qui nous enferme, particulièrement depuis le rapatriement de la Constitution en 1982, qui était ni plus ni moins qu’un coup d’État.

Michel Blondin

Émilie Coulombe 

Parti vert du Québec

  • Graphiste, 32 ans
  • C’est la première fois que je me présente en politique active. Par contre, je suis bénévole pour la Fondation Rivières et j’ai aussi cofondé le collectif J’y vais en métro.

«L’environnement, c’est essentiel et sera au cœur de toutes mes décisions. Concernant la mobilité durable, considérant que le tramway de Québec coûtera près de 100 millions $/km, il est nécessaire que nous considérions avec sérieux l’alternative d’un métro comme colonne du réseau. Il serait rapide, confortable et embarquerait plus de passagers, donc permettrait de diminuer de façon significative les gaz à effet de serre liés au transport.»

Émilie Coulombe

Ali Dahan

Candidat indépendant

  • Diplomate à la retraite, 71 ans
  • Candidat à plusieurs élections aux niveaux municipal, provincial et récemment fédéral, pour la première fois. Président de l’Union des Africains du Québec et Amis solidaires de l’Afrique.

«Je souhaite continuer mon combat contre la corruption, le favoritisme, l’abus de pouvoir, l’évasion fiscale, la discrimination et le racisme au nom de la justice sociale et contre certains responsables qui veulent institutionnaliser la discrimination et le racisme. Je m’engage à verser 75 % de mon salaire aux plus vulnérables, afin de contribuer aux vraies valeurs humanistes de notre nation.»

Ali Dahan

Stéphane Pouleur 

Équipe autonomiste

  • Représentant (formation d’agronome), 57 ans
  • Militant de l’Action démocratique du Québec de 2011 jusqu’à la fusion avec la Coalition avenir Québec, cofondateur et chef par intérim de l’Équipe autonomiste.

«Empêcher la densification sauvage, comme c’est arrivé sur la rue Terrasse-­Laurentienne. Promouvoir une immigration raisonnée, en nombre et en choix. Promouvoir un métro qui répondra aux besoins futurs sans défigurer la ville. Lutter contre la culture du dénigrement des hommes. Remplacer la collecte des matières recyclables par la consigne généralisée. Réduire la taille de l’État en éliminant les organismes inutiles.»

Stéphane Pouleur