Pour attirer les électeurs néo-démocrates et libéraux, le Parti progressiste-conservateur doit revenir à sa base, qui penche à gauche selon Ford.

Doug Ford tentera de se faire élire, peu importe le résultat de la course

Doug Ford s’est engagé samedi à tenter de se faire élire comme député à l’Assemblée législative de l’Ontario en juin, même s’il perd la course à la direction du Parti progressiste-conservateur.

Mais M. Ford s’est dit optimiste à l’idée de remporter à l’échelle provinciale le succès que lui et son défunt frère, Rob, ont connu à Toronto.

Il a rappelé sa performance lors de l’élection municipale de Toronto en 2014, alors qu’il avait fini deuxième derrière John Tory après avoir obtenu 34 pour cent des suffrages exprimés.

Selon lui, cette popularité l’aidera à conquérir les Torontois qui sont généralement plus à gauche de l’échiquier politique.

Lors d’une participation à une conférence réunissant des sympathisants conservateurs, samedi matin, M. Ford s’est dit convaincu de pouvoir remporter des sièges à Toronto à titre de chef.

C’est parce qu’il dit vouloir se battre pour ceux qu’il a représentés des années au conseil municipal de Toronto que M. Ford s’est engagé à briguer un poste de député en juin 2018, peu importe ce qui arrive dans la course à la direction.

Pour attirer les électeurs néo-démocrates et libéraux, le Parti progressiste-conservateur doit revenir à sa base, qui penche à gauche selon lui.

«Ne considérez pas les employés syndiqués qui travaillent fort parmi les conservateurs fiscaux», a-t-il soutenu.

M. Ford était le deuxième des trois candidats à livrer une allocution à la Conférence de réseautage Manning. Caroline Mulroney s’est adressée à la foule vendredi et Christine Elliott était attendue plus tard, samedi.

Le Parti progressiste-conservateur de l’Ontario choisira son nouveau chef le 10 mars.

Une course à la direction a dû être organisée après la démission de l’ancien chef, Patrick Brown, qui était visé par des allégations d’inconduite sexuelle, qui ont été dévoilées par le réseau CTV News, mais qui n’ont pas pu être vérifiées indépendamment par La Presse canadienne.