Pierre Karl Péladeau, qui ne s'est pas encore lancé officiellement dans la course à la chefferie, se montre «prudent» et en «mode écoute» en coulisse.

Direction du PQ: fort appui du caucus à PKP

Pierre Karl Péladeau bénéficierait de l'appui d'au moins la moitié de l'aile parlementaire du Parti québécois, même s'il ne s'est pas encore déclaré candidat dans la course à venir pour trouver un successeur à Pauline Marois.
C'est l'évaluation à laquelle en arrivent des péquistes interrogés par Le Soleil - des péquistes qui ne sont pas tous des partisans de l'actionnaire de contrôle de Québecor, précisons-le. Le caucus du Parti québécois compte 30 élus à l'Assemblée nationale.
Aucun véritable décompte n'a été effectué à l'interne. Mais il appert que l'impression de plusieurs observateurs politiques quant à l'avance générale dont profiterait Pierre Karl Péladeau est bel et bien réelle au sein du caucus.
Pour l'heure, le candidat probable qu'est Pierre Karl Péladeau ne s'est pas encore prononcé. Il est «prudent», dit-on. Il est en «mode écoute» lors de ses échanges avec ses collègues députés. 
Il n'a pas réellement commencé à solliciter leur soutien. Il attend.
Cela étant, personne au sein du caucus ne doute qu'il se jettera dans l'arène, une fois la course réellement lancée.
La carte de l'économie
Sur la colline parlementaire, certains supputent déjà sur la stratégie qui sera celle du meneur virtuel.
Pour se démarquer de ses adversaires, il devra jouer la carte de l'économie lorsqu'il se déclarera officiellement candidat, croit un stratège. Puisque son poing levé pour l'indépendance du Québec, au début de la dernière campagne électorale, a imprégné les esprits, il n'aura pas besoin de tirer sur cette seule corde, explique-t-on.
En temps et lieu, ses partisans pensent qu'il pourra faire valoir qu'il sera le plus apte à battre Philippe Couillard lors du prochain scrutin.
Tous reconnaissent en même temps que les jeux ne sont pas faits, qu'il faudra compter avec les Bernard Drainville, Jean-François Lisée, Alexandre Cloutier et Martine Ouellet - si tous ces intéressés sautent effectivement dans l'arène. Les débats et les jeux d'alliances pourraient changer la donne.
La course s'annonce dure. Au moment de voter pour le successeur de Pauline Marois, les participants devront aussi se demander qui sera le plus à même de rassembler les clans, souligne un péquiste plus adversaire que partisan de Pierre Karl Péladeau.