Maxime Bernier

Direction du PCC: l'UPA jure ne pas s'impliquer

Contrairement à ce soutient l'animateur de radio Éric Duhaime, le président de la section Chaudière-Appalaches de l'Union des producteurs agricoles (UPA), Paul Doyon, jure que le syndicat n'est pas impliqué dans la course à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC). Mais il admet volontiers que des membres s'échinent à nuire au candidat Maxime Bernier qui s'oppose au système de gestion de l'offre. 
«Effectivement, il y a des producteurs de notre région qui s'impliquent à titre personnel», explique M. Doyon. Il rappelle que près de 95 % des agriculteurs sont membres du syndicat et conséquemment, il faut faire une distinction entre les prises de positions individuelles et une directive émise en bonne et due forme par la tête de l'organisation.
Selon le représentant syndicat, Éric Duhaime «véhicule des faussetés» dans une lettre publiée dans Le Soleil de mercredi. Il y énumère les raisons pour lesquelles il appuie le Beauceron et prétend que l'UPA «vend présentement des cartes de membres du PC afin de bloquer Bernier». L'animateur dit préférer «Mad Max» aux 13 autres candidats à la succession de Steven Harper parce qu'il «n'a pas peur de prendre les lobbys de front afin de défendre ses valeurs conservatrices» ce qui déplait aux syndicats agricoles comme l'UPA qui «fait d'ailleurs activement campagne contre lui». 
«Pas du tout, répète le président de la section Chaudière-Appalaches de l'UPA. Comme organisation syndicale on n'embarque pas dans la politique.» Paul Doyon est cependant au courant que des producteurs agricoles invitent leurs collègues à acheter des cartes de membre du Parti conservateur afin d'appuyer le rival québécois à Maxime Bernier dans la course, Steven Blaney. 
S'il est élu à la tête de son parti, le député de Beauce qui se dit «libertarien» promet d'abolir le système de gestion de l'offre de la volaille, du lait et des oeufs qui profite qu'à une minorité selon lui. En désaccord, M. Blaney accuse Maxime Bernier de faire campagne sur le dos des fermiers de sa région.
Lors du débat francophone des candidats conservateurs qui s'est tenu la semaine dernière à Québec, les deux élus ont multiplié les prises de becs à ce sujet suscitant des réactions du public dont celles de producteurs agricoles qui s'étaient déplacés pour soutenir le député de Bellechasse-Les-Etchemins-Lévis. 
Le nouveau chef du PPC sera élu le 28 mai prochain.