Geneviève Guilbault, qui était déjà confirmée comme candidate de la CAQ dans Charlesbourg pour l'élection générale de 2018, travaille au Bureau du coroner depuis huit ans.

Deux femmes dans la course dans Louis-Hébert

La Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti libéral du Québec (PLQ) misent tous deux sur des femmes dans Louis-Hébert pour faire oublier les déconvenues de leurs ex-candidats. La porte-parole du Bureau du coroner Geneviève Guilbault portera les couleurs du parti de François Legault tandis que celui de Philippe Couillard hésite encore entre trois représentantes féminines, selon les informations obtenues par Le Soleil.
Pour la deuxième fois en autant de jours, la CAQ a doublé le PLQ et fait circuler en fin d'après-midi jeudi le nom Mme Guilbault comme remplaçante à Normand Sauvageau. Celui-ci s'est retiré mercredi en raison des remords qu'il a éprouvés après avoir caché à son parti les raisons de son départ à la Banque Scotia. L'ex-banquier aurait été mêlé à une histoire de harcèlement envers d'autres employés. 
Geneviève Guilbault, qui était déjà confirmée comme candidate dans Charlesbourg pour l'élection générale de 2018, travaille au Bureau du coroner depuis huit ans et a notamment été attachée de presse pour le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis. 
Lorsqu'elle a été présentée aux médias la semaine dernière, la femme de 34 ans qui attend un enfant cet hiver a dit avoir été membre du PLQ jusqu'en 2016, mais a raconté avoir tourné le dos à la formation après les diverses révélations à la commission Charbonneau, les hausses de tarifs et «le refus de régler la question identitaire». 
Son chef, François Legault, a vanté ses mérites et soutenu qu'elle pourrait facilement occuper un poste dans un futur conseil des ministres caquistes. Mme Guilbault est connue auprès des journalistes puisqu'elle a géré les délicats dossiers des victimes de Lac-Mégantic, L'Isle-Verte et de la grande mosquée à Québec. 
Ihssane El Ghernati et Anne Marcotte sur les rangs 
Du côté libéral, trois noms circulaient jeudi, selon ce qu'il a été possible d'apprendre, dont celui d'Ihssane El Ghernati, attachée politique au bureau de l'ex-député Sam Hamad depuis neuf ans, et celui de la femme d'affaires Anne Marcotte. Une troisième candidate féminine serait dans la mire du PLQ, mais il n'a pas été possible de confirmer de qui il s'agissait. 
Mme El Ghernati est très connue dans les cercles libéraux à Québec, notamment en raison de sa longue collaboration avec M. Hamad dont elle a été le bras droit. Âgée de 51 ans, elle serait la candidate de choix de nombreux politiciens dans la région tant au niveau municipal que fédéral tant son travail est apprécié. 
Du côté d'Anne Marcotte, elle est connue pour avoir encaissé son premier million à l'âge de 39 ans après avoir vendu à Transcontinental son entreprise spécialisée dans la conception de sites Internet. Plus récemment, elle a cofondé le mouvement Adopte qui vise à faire le pont entre les entrepreneurs à succès et les émergents. Elle est également conférencière et chroniqueuse pour le groupe Québecor. Elle n'a jamais caché sa volonté d'un jour se lancer en politique. 
Couillard sort de son mutisme 
Plus tôt dans la journée, le premier ministre Philippe Couillard avait déjà laissé entendre qu'il ne tarderait pas à trouver un remplaçant à Éric Tétrault. Le choix de son équipe devrait être arrêté rapidement alors que celui de la CAQ serait confirmé dimanche. Les partis ont jusqu'à la mi-septembre pour confirmer leur candidat. 
M. Couillard a par ailleurs admis, 24 heures après la mise au jour d'un rapport portant sur des allégations de harcèlement et d'intimidation à l'égard d'employés d'ArcelorMittal par Éric Tétrault lorsqu'il était directeur des affaires publiques de l'organisation en 2014, que ce dernier «ne pouvait pas continuer, même pas une journée de plus».
«L'important pour nous, c'est que M. Tétrault ait pris sa décision, elle était évidente, je ne pense pas que sa campagne pouvait continuer, même pas une journée de plus. Ce n'est certainement jamais facile ces moments-là, c'est également un être humain avec une famille», a soutenu le premier ministre alors qu'il se trouvait à Montréal. 
Il a assuré que sa formation avait fait ses devoirs de vérification concernant M. Tétrault, mais a tout de même reconnu que «tout n'est pas accessible», en faisant référence au rapport d'ArcelorMittal. Du même coup, il a soutenu que le PLQ et l'ensemble de la classe politique pourraient tirer des leçons de cet épisode. «Il faut certainement voir si on peut resserrer le processus de vérification pour l'ensemble des partis. [...] C'est certain que cette question sera examinée au parti.»