Nicole Léger, porte-parole de l'opposition officielle en matière d'éducation primaire et secondaire et de persévérance scolaire

Deux autres députés appuient PKP

Deux autres députés péquistes, Harold Lebel et Nicole Léger, pressent Pierre Karl Péladeau de se lancer officiellement dans la course à la chefferie du Parti québécois.
Toujours officiellement «en réflexion», le député de Saint-Jérôme est le seul candidat putatif à détenir des appuis publics de collègues du caucus qui souhaitent le voir plonger. Il en a maintenant trois, en incluant celui du député de Matane, Pascal Bérubé. Un baume pour M. Péladeau après plus d'une semaine à justifier ses propriétés médiatiques et ses interventions à titre de député pour favoriser Québecor dans une transaction d'affaires.
Le député de Rimouski, Harold Lebel, se réclame de sa longue feuille de route au PQ pour renforcer la valeur de son appui à M. Péladeau. «C'est un modèle de chef qu'on n'a jamais connu, dit-il. Il est du monde des affaires, mais il est aussi allumé sur la culture du Québec. Et sur le milieu social, il écoute. [...] C'est un nouveau leadership au PQ qui arrive à point et va nous amener plus loin.»
M. Lebel a signé mardi une élogieuse lettre aux médias conjointement avec la députée de Pointe-aux-Trembles, Nicole Léger, dans laquelle ils soutiennent que M. Péladeau «a bien compris que la politique, c'est autre chose que les affaires».
Les deux députés se sont trouvés au coeur d'une controverse, ce printemps, lorsque le chef intérimaire Stéphane Bédard a proposé leur candidature pour siéger au sein de l'exécutif du parti. Vus comme deux proches de Pauline Marois, les membres de l'exécutif ont rejeté cette option que certains jugeaient trop «pro-PKP».
M. Lebel décrit le député Péladeau comme un souverainiste convaincu, un travailleur acharné, un joueur d'équipe et un rassembleur qui gagne à être connu. Il estime que même le milieu syndical se ralliera à celui qui a déjà été surnommé «le roi des lock-out».
«Il est capable de prendre les moyens qu'il faut pour faire avancer notre projet, soutient M. Lebel. Je pense que le monde syndical voit ça aussi. Il a peut-être déjà été dans une autre équipe, mais on le veut dans la nôtre parce qu'on sait que c'est un joueur important.»
La question des propriétés médiatiques de M. Péladeau ne l'inquiète pas. Il est convaincu qu'une solution satisfaisante sur les plans éthique et juridique fera surface. Selon lui, la question est traitée de façon partisane par les autres partis parce que M. Péladeau fait peur. 
Il y a 10 jours, son collègue péquiste Jean-François Lisée a déclenché un vaste débat sur la possibilité pour M. Péladeau de conjuguer Québecor et la vie politique. La Commission des institutions se penchera sur la question de la propriété médiatique pour des élus.
M. Péladeau a aussi présenté ses excuses, vendredi, après les révélations de La Presse indiquant qu'il est intervenu à deux reprises à titre de député de Saint-Jérôme pour favoriser la vente de l'entreprise Vision Globale à Québecor. Le Commissaire à l'éthique et à la déontologie enquête sur cette affaire.