Pauline Marois fera samedi à Drummondville une allocution devant un parterre composé de ses anciens collègues députés, de ses candidats et des présidents de circonscription du PQ.

Dernier tour de piste pour Pauline Marois

Pauline Marois effectuera samedi son dernier tour de piste à titre de chef du Parti québécois (PQ), à Drummondville, alors que la formation s'apprête à «tourner la page» sur la débâcle électorale.
La première femme à occuper le siège de premier ministre du Québec écoule ses dernières heures à titre de chef du PQ. Sa démission annoncée au soir du 7 avril deviendra effective samedi.
Pauline Marois fera en fin d'avant-midi une allocution devant un parterre composé de ses anciens collègues députés, de ses candidats et des présidents de circonscription du PQ. Un hommage lui sera rendu en clôture de la Conférence nationale des présidentes et des présidents (CNPP) tenue par le parti.
Pour le moment, il n'est pas prévu que Mme Marois rencontre les journalistes.
À huis clos, les péquistes aborderont à nouveau les causes de la défaite. L'ordre du jour prévoit notamment une analyse des résultats électoraux, et un bilan en matière d'organisation, de communication et sur le plan des engagements.
Le président du parti, Raymond Archambault, espère que l'exercice permette de passer à autre chose. «Demain [aujourd'hui], on tourne la page», a-t-il commenté au Soleil. Il souhaite par ailleurs organiser à la fin de l'été une «conversation nationale» pour permettre aux militants de partager leur vision d'avenir du parti et de l'option.
«J'ai senti chez les militants et les présidents régionaux une envie d'aller au fond des choses, affirme M. Archambault. Une envie de se faire entendre. On va les entendre. Je ne sais pas encore la forme que cela va prendre, mais c'est évident qu'on aura une prise de contact avec nos militants à la fin de l'été.»
La suggestion devait être discutée entre autres sujets lors de l'exécutif national du PQ, vendredi soir.
Lors du huis clos de la CNPP, l'idée d'une primaire ouverte pour l'élection du prochain chef sera soumise à la discussion. Le président de Saint-Henri-Saint-Anne, Christian Sicotte-Généreux, en fera une proposition d'urgence. Il s'agit de permettre non seulement aux membres du PQ, mais à tous les Québécois qui se disent indépendantistes et progressistes, d'élire le successeur de Mme Marois. Une bonne façon d'élargir la base et la mobilisation militante, selon M. Sicotte-Généreux.
Une autre proposition d'urgence pourrait être amenée sur le tapis quant au moment où doit se tenir le prochain congrès des membres du PQ. Alors que certains souhaitent qu'une course à la direction culmine avec le congrès prévu au printemps 2015, d'autres souhaitent plutôt qu'il soit reporté à plus tard.
Un conseil national du PQ doit être tenu à l'automne, au cours duquel une proposition de règles pour la course à la chefferie devrait être déposée. Un comité a été mis sur pied par l'exécutif national pour regarder cette question. Plusieurs candidats putatifs à la chefferie attendent de connaître les règles avant de révéler leurs intentions.
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Le PQ ne veut pas de motion sur le VG
Le Parti québécois (PQ) n'a clairement pas l'intention de montrer quelque signe de soutien que ce soit à l'endroit du vérificateur général (VG) par intérim, Michel Samson. Vendredi encore, le parti a refusé d'appuyer une motion qui «réitère sa confiance» envers M. Samson. La veille, la leader parlementaire péquiste, Agnès Maltais, avait plaidé la mauvaise rédaction d'une motion rédigée par la Coalition avenir Québec pour justifier son refus. Mme Maltais se limite à donner sa confiance à «l'institution» du VG. Elle note que la confiance du PQ envers M. Samson doit être «présumée» puisque aucune motion de censure n'a été déposée à son endroit. Cette semaine, le chef par intérim du PQ, Stéphane Bédard, a soutenu que le VG a fait «la job commandée par les libéraux» avec son rapport sur l'état des finances publiques.