Décès de Parizeau: Labeaume salue l'amoureux de Québec

C'est de façon très discrète, sur sa page Facebook, que le maire de Québec Régis Labeaume a choisi de saluer la mémoire de Jacques Parizeau mardi matin.
«Jacques Parizeau a marqué le Québec moderne et fut sans contredit l'un des plus brillants économistes de sa génération», a-t-il écrit. Le maire a souligné qu'il l'admirait, parce qu'il était «l'un des rares politiciens à (se) tenir droit en toute circonstance». 
M. Labeaume a également fait ressortir l'amour que portait M. Parizeau à la ville de Québec, lui qui a été le premier premier ministre à y avoir une résidence officielle. 
«Il aimait le Québec et la ville de Québec, au point de vouloir en faire la capitale d'un pays. Bien qu'il n'ait pas assisté à l'accomplissement de son rêve, il faut le remercier pour la fierté qu'il nous a collectivement inspirée», a soutenu le maire.
La Ville de Québec a également publié un communiqué dans lequel elle souligne le fait que Jacques Parizeau a été à l'origine de la création de la Commission de la Capitale-Nationale, un organisme gouvernemental qui travaille à embellir et à faire ressortir le cachet particulier de la ville de Québec depuis maintenant 20 ans.
Suivant le protocole gouvernemental, les drapeaux des hôtels de ville de Québec et de Lévis ont été mis en berne toute la journée. 
Le maire de Lévis a quant à lui louangé celui qu'il considère comme «un des meilleurs ministres des Finances» du Québec. «Excellent vulgarisateur, il avait le don de susciter l'intérêt de la population à la gestion de l'État. C'était un être d'une grande brillance», a déclaré Gilles Lehouillier par voie de communiqué. 
Les bases du Musée de la civilisation
La députée péquiste de Taschereau Agnès Maltais a connu M. Parizeau davantage comme militante que comme élue. Elle se souvient de lui comme d'un «homme très déterminé, très volontaire, mais aussi très chaleureux avec les militants». 
Mme Maltais tient également à mettre en lumière un legs oublié de Parizeau pour la capitale. Il aurait été celui qui a jeté les bases du Musée de la civilisation tel qu'on le connaît. En 1995, alors qu'il a été ministre de la Culture pendant six mois, il a travaillé de concert avec son sous-ministre et complice de l'époque Roland Arpin. «Non seulement ils l'ont financé, mais ils se sont entendus sur la vision de ce Musée-là», souligne-t-elle.