La ministre libérale Rita de Santis

De Santis s'excuse de sa mêlée de presse réservée aux anglophones

La ministre Rita de Santis s'est excusée mercredi d'avoir tenu une mêlée de presse uniquement avec des journalistes anglophones à l'écart de leurs collègues francophones.
La ministre responsable de l'Accès à l'information et de la Réforme des institutions démocratiques a reconnu avoir «procédé d'une façon inhabile, une façon inadéquate», et a promis qu'on ne l'y reprendra plus.
Il n'y avait aucune «intention malveillante» dans son geste, a assuré Mme de Santis. Elle voulait uniquement répéter en anglais ce que le premier ministre avait dit en Chambre un peu plus tôt, a-t-elle affirmé.
Elle regrette d'avoir donné l'impression que son gouvernement veut livrer un message en anglais différent de celui diffuser en français.
«Alors je m'excuse, s'est amendée la ministre. Je ne vais pas répéter cela.»
Au coeur de l'affaire, une déclaration de Philippe Couillard reprise par l'hebdomadaire The Suburban où le premier ministre se montrait ouvert à une révision de la loi électorale et des critères de délimitation des circonscriptions. Il a aussi invité ceux qui contestent devant les tribunaux la fusion des circonscriptions libérales d'Outremont et de Mont-Royal à «exercer leur droit». Une sortie perçue par la CAQ comme une incitation à contester le travail indépendant de la Commission de représentation électorale.
La ministre de Santis a insisté mercredi sur le respect de la nouvelle carte électorale dessinée par la commission. Mais elle réitère que, «dans l'avenir», il faudra que la population et la classe politique s'interrogent sur les critères actuels. Il n'est pas raisonnable qu'un député qui doit couvrir un territoire très large ait à s'occuper d'autant de commettants que celui d'une circonscription urbaine beaucoup plus petite. Les changements à apporter à la Loi électorale devront faire l'objet d'un consensus, a assuré Mme de Santis.
Elle rejette l'idée que les libéraux veulent changer la loi uniquement parce qu'ils sont les grands perdants de la nouvelle carte électorale qui fait disparaître deux circonscriptions libérale.
Pour la deuxième fois en moins d'un mois, un ministre libéral présente des excuses pour une affaire de langue. Fin avril, le ministre Martin Coiteux a exprimé ses regrets parce qu'il a refusé de répondre en anglais à une question en Chambre. Un regroupement anglophone y a vu un «affront» envers la communauté.