Le virus Wannacry s'est propagé avec une rapidité inédite dans différents pays, dont le Royaume-Uni où il a infecté le réseau du service national de santé.

Cyberattaque mondiale: la fonction publique épargnée

Dans le secteur public québécois, l'Université de Montréal semble avoir été la seule victime du virus «Wannacry» qui a contaminé plus de 200 000 ordinateurs à travers le monde pendant la fin de semaine.
Le président du Conseil du trésor et responsable de l'administration gouvernementale, Pierre Moreau, affirme que le réseau informatique de la fonction publique a résisté à la puissante cyberattaque du logiciel malveillant. «En date de ce matin [lundi], il n'y a aucun poste qui a été contaminé» dans les ministères et organismes, a indiqué M. Moreau au Soleil
La menace a été identifiée dès vendredi matin. Les coordonnateurs de la sécurité des différents ministères ont été mis au fait du danger et des mesures à prendre pour contrer le «cyberchaos». Il y a eu du personnel à pied d'oeuvre «toute la fin de semaine pour évaluer le niveau de vulnérabilité et prendre des mesures de renforcement de la sécurité compte tenu de l'importance de l'attaque», explique M. Moreau. 
S'il y a des tentatives régulières d'intrusion dans les systèmes de sécurité informatique du gouvernement, l'attaque du Wannacry «avait une virulence qui n'avait pas ou très peu de précédent», a affirmé M. Moreau. 
Les remparts mis en place ont tenu le coup, mais le fil des événements de la fin de semaine sera réévalué pour voir si le processus activé dans ces circonstances peut être amélioré.
L'Université de Montréal a eu moins de chance. Quelque 120 postes - sur un total de 8300 - ont été infectés par le ver informatique, a confirmé Geneviève O'Meara, conseillère principale aux communications. Elle espère que les mesures prises par l'équipe des technologies de l'information depuis vendredi ont permis de contenir la situation. Des messages de prévention et de sensibilisation ont été envoyés à l'ensemble de la communauté, a-t-elle dit. 
Le Wannacry s'est propagé avec une rapidité inédite dans différents pays, dont la Russie, l'Espagne, le Mexique et le Vietnam. L'Université de Montréal a refusé de payer la rançon exigée pour recouvrer les données rendues inaccessibles par le «rançongiciel». Les responsables de l'informatique de l'Université de Montréal travaillent à réinitialiser les appareils et cherchent à voir si les données peuvent être récupérées, a indiqué Mme O'Meara.