Si elle est élue chef du PQ, Martine Ouellet veut aussi augmenter de 30% les bourses destinées aux artistes qu'octroie le Conseil des lettres et des arts du Québec. Cette mesure coûterait 3 millions et permettrait d'ajouter 500 nouvelles bourses, a-t-elle dit.

Course au PQ: Martine Ouellet juge avoir tiré son épingle du jeu

Alors que les membres du Parti québécois (PQ)sont sur le point de choisirleur prochain chef, la candidate Martine Ouellet a soutenu dimanche avoir mené «la meilleure campagne d'idées».
En entrevue à La Presse Canadienne, la députée de Vachon a affirmé ne pas avoir ménagé ses efforts pour dépoussiérer le tout premier pan du programme de sa formation qui stipule que son objectif principal doit être de réaliser la souveraineté.
Elle a répété à de multiples reprises que ce qu'elle propose «c'est qu'on sorte de l'ambiguïté, qu'on soit clair, transparent en réalisant l'indépendance dès le premier mandat» d'un éventuel gouvernement péquiste.
La politicienne de 46 ans, qui a fait son entrée à l'Assemblée nationale en 2010 et qui a été réélue à deux reprises depuis ce temps, n'a pas cherché non plus à masquer sa fibre écologiste.
Elle a lancé qu'à ses yeux, «l'électrification des transports, c'est du développement économique intelligent tandis que le projet d'oléoduc Énergie Est, c'est complètement insensé».
Cette ingénieure de formation entend bien continuer à faire la promotion des pièces maîtresses de son programme jusqu'à la dernière seconde.
Lundi soir, elle aura, d'ailleurs, l'occasion d'en discuter avec des interlocuteurs conquis d'avance car elle tiendra alors un rassemblement en compagnie de ses partisans à Montréal.
Le surlendemain, les membres du PQ commenceront à voter pour élire le nouveau numéro un de cette formation.
Mme Ouellet se croise les doigts pour qu'aucun candidat ne récolte la majorité des voix au terme du premier tour de scrutin, ce qui forcerait la tenue d'un deuxième vote.
Elle a, toutefois, précisé que peu importe la façon dont la course à la direction se terminera, l'exercice aura eu du bon.
«Ça a permis qu'on aille à la rencontre des membres. Ça faisait trop longtemps que ça ne se faisait pas .... Cette campagne va avoir permis d'être sur le terrain dans les différentes régions de façon intensive», a-t-elle observé.
Sur un plan plus personnel, elle a noté qu'elle sortira grandie de cette expérience.
«J'ai bien aimé faire la course. Ça a été très, très, très enrichissant», a conclu l'aspirante chef.