Plusieurs dizaines de personnes sont venues appuyer Radio-Canada à Québec.

Coupes à Radio-Canada: Couillard inquiet pour l'avenir de l'information régionale

Tout en disant comprendre les coupes budgétaires et les efforts de redressement à Radio-Canada, le premier ministre du Québec Philippe Couillard s'est montré inquiet dimanche pour l'avenir de l'information régionale.
«Je comprends les efforts», a-t-il déclaré en premier lieu dimanche matin à Québec, alors que des milliers de personnes manifestaient à Montréal et Québec pour affirmer leur soutien au diffuseur public. «S'il y a bien quelqu'un qui comprend les efforts de redressement budgétaire, c'est moi», a poursuivi le premier ministre.
«Ceci étant dit, comme je l'ai dit, il faut voir la fonction», a aussitôt ajouté le chef du Parti libéral du Québec. «Moi, ce qui me préoccupe, avec Radio-Canada, c'est d'abord sa fonction de diffuseur régional. Moi, j'habite en région, je tiens à ce qu'il y ait une information régionale de qualité.»
Le premier ministre du Québec se dit également sensible au sort des francophones n'habitant pas la province, et pour qui Radio-Canada est une des rares sources d'information en français. «Je veux également que les francophones hors Québec continuent d'avoir l'information dans notre langue», a-t-il soutenu. «Alors, ces éléments-là pour moi sont très importants.»
Philippe Couillard n'a pas l'intention de se mêler outre mesure de ce dossier politique fédéral. «Ce qu'on a fait, nous, ce qu'on essaie de faire, c'est de définir justement l'essentiel et de concentrer l'investissement sur l'essentiel. Maintenant, je n'ai pas de conseils à donner à la direction de Radio-Canada», a-t-il conclu.
Peu inquiété par PKP
Philippe Couillard a refusé de commenter dimanche la publication d'un sondage confirmant la faveur de l'électorat envers le candidat pressenti à la chefferie du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau. «Moi, je ne suis pas inquiet des adversaires. Je ne pense pas aux adversaires», a simplement évoqué le premier ministre du Québec, qui parle toujours de PKP comme étant seulement le député de Saint-Jérôme. «Dans mes discours, vous aurez remarqué que je parle très peu des opposants», a également ajouté le chef libéral. «Et je pense que vous auriez remarqué que c'est une constante.»