La cérémonie a eu lieu près de la porte Saint-Louis, au cénotaphe de la Croix du Sacrifice. 

Couillard trace un parallèle entre le nazisme et le groupe armé État islamique

Le jour du Souvenir a été souligné par environ 250 militaires, mercredi matin, en haute ville de Québec. Des soldats de quatre unités des Forces canadiennes, des membres de la Gendarmerie royale du Canada et des anciens combattants ont participé à une parade commémorant le sacrifice des militaires.
La cérémonie a eu lieu près de la porte Saint-Louis, au cénotaphe de la Croix du Sacrifice. Divers dignitaires y ont assisté, dont le premier ministre Philippe Couillard.
«Comme chaque année, le 11 novembre, on doit rendre hommage aux hommes et aux femmes qui ont combattu pour le pays, qui ont défendu nos libertés, à qui on doit le mode de vie qu'on a réussi à préserver malgré toutes les crises mondiales des dernières décennies, incluant la menace terroriste. Et je pense qu'on doit aujourd'hui faire ce temps de réflexion et de reconnaissance», a-t-il déclaré lors d'un point de presse précédant la cérémonie.
«Vous savez que mon fils sert dans les Forces, et du côté de ma mère, qui est française, l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, de la résistance, de l'Holocauste est très vive et douloureuse. Ce sont des histoires qui ont marqué mon enfance.»
À ses yeux, la dernière grande guerre fut un soulèvement de l'humanité contre le régime nazi, ajoutant qu'il y avait des parallèles à tracer entre ce dernier et l'État islamique.
«Ce qui se passe avec l'État islamique, autour de la menace terroriste, il y a des correspondances» à faire. [...] Il faut savoir que l'humanité, parfois, doit prendre acte et réagir à ces menaces-là, qui sont des menaces contre la démocratie et nos libertés», a déclaré le premier ministre.
<p>À Québec pour participer à la traditionnelle cérémonie de commémoration de l'armistice, Philippe Couillard a souligné que l'actualité reliée au Groupe armé État islamique pourrait aider les jeunes à mieux saisir l'importance de saluer la mémoire des combattants disparus.</p>
Un moment de recueillement a été observé à l'Assemblée nationale, où la députée péquiste Carole Poirier et son vis-à-vis caquiste François Bonnardel ont tour à tour souligné le courage «des soldats qui se sont sacrifiés pour défendre la démocratie».
Le jour du Souvenir se tient le 11 novembre parce que c'est la date à laquelle l'armistice qui a mis fin à la Première Guerre mondiale a été signé, en 1918.  
Avec Simon Boivin et Jean-Marc Salvet