Le premier ministre a conclu les travaux parlementaires, au moment de l'ajournement estival, en insistant sur les succès de son gouvernement.

Couillard met l'accent sur le positif de son bilan

Si son gouvernement a paru naviguer de crise en crise au cours de la dernière session, c'est peut-être en raison de «l'importance démesurée» accordée à certains dossiers plutôt qu'aux «résultats remarquables du Québec», estime le premier ministre Philippe Couillard.
«Ce n'est jamais facile, gérer un gouvernement», a convenu M. Couillard, vendredi, au dernier jour de la session parlementaire. «Il y a toutes sortes d'intérêts divergents, ajoute-t-il. On va continuer à faire face à des événements au cours de la vie de notre gouvernement. C'est clair. Mais ce qui important, c'est le progrès qu'on fait pour les Québécois.»
Le chef du gouvernement se félicite du retour à l'équilibre budgétaire et des perspectives de réinvestissement qu'il offre. Il bombe le torse devant la perspective positive accordée à la cote de crédit du Québec par Standard & Poor's. Il se flatte aussi des plus récents chiffres sur l'emploi.
Les dossiers chauds n'ont pourtant pas manqué au cours des derniers mois: volte-face sur l'abolition des élections scolaires, recul du gouvernement sur les seuils d'immigration et les discours haineux, controverse autour de Sam Hamad, contestation des politiques sur Uber et la création d'un registre des armes à feu, déclarations maladroites de la ministre Rita de Santis. À lui seul, le ministre Jacques Daoust a été placé dans l'eau chaude dans trois dossiers: Uber, les irrégularités au ministère des Transports et la vente de Rona au géant américain Lowe's.
Sur les reculs, M. Couillard affirme «qu'on aime au Québec avoir un gouvernement déterminé mais qui écoute également et se dirige dans les zones de consensus de la population». Malgré les difficultés, il assure qu'il «adore» son emploi. «J'adore ce que je fais, les résultats sont là, puis on va avoir encore des meilleurs résultats dans les prochains mois», a dit le premier ministre.
Le «bateau libéral ne va nulle part»
Le chef intérimaire du Parti québécois, Sylvain Gaudreault
Au Parti québécois, le chef intérimaire Sylvain Gaudreault se réjoui que les députés aient «serré les coudes» après la démission surprise de Pierre Karl Péladeau «alors que les Québécois croyaient que l'on allait s'effondrer». «C'est le contraire qui s'est produit», a soutenu M. Gaudreault, qui a obtenu l'intérim après une «petite course» contre sa collègue Agnès Maltais. 
Le «bateau libéral ne va nulle part», selon lui, et l'économie «s'enlise au même rythme que le PLQ». Le gouvernement cumule les reculs et n'est pas parvenu à obtenir un investissement d'Ottawa dans Bombardier, ajoute-t-il. Le PQ réclame la démission du ministre Daoust, mais M. Couillard «protège son entourage», a dénoncé le chef intérimaire. 
Le chef intérimaire raille «l'arrogance» du chef caquiste François Legault, selon qui le PQ «vit dans le passé», en notant qu'il n'a pas obtenu assez de votes dans Chicoutimi pour se faire rembourser une partie de ses dépenses électorales. 
La CAQ «sur une lancée»
<p>François Legault, chef de la CAQ</p>
Du côté de la Coalition avenir Québec (CAQ), le chef François Legault a plastronné que son parti «est sur une lancée» et représente la «seule alternative aux libéraux». Les compressions libérales en éducation ont été une «vraie honte», selon lui. Il note que les positions de la CAQ sur la maternelle quatre ans et le refus d'augmenter les seuils d'immigration ont été reprises par le gouvernement Couillard. 
Il cherche clairement à cantonner M. Couillard dans le rôle d'un premier ministre hautain et qui manque cruellement de leadership. M. Legault soutient que les libéraux ont une piètre performance en matière de développement économique. 
Le chef caquiste parle sans complexe de son intention d'être élu premier ministre en octobre 2018. «Je l'ai dit à mon épouse, a badiné M. Legault. On se prépare tous les deux à occuper des fonctions importantes. Et déménager à l'édifice Price», la résidence officielle du premier ministre dans la capitale.
Québec solidaire
Amir Khadir et Francoise David
Chez Québec solidaire, la députée Françoise David se félicite de l'adoption de son projet de loi privé contre l'éviction de locataires aînés et du travail effectué pour la loi permettant aux enfants transgenres de changer officiellement de sexe.