Philippe Couillard

Couillard indulgent envers les fautes de français de sa ministre

La qualité et la promotion du français sont primordiales, dit le premier ministre Philippe Couillard, qui se montre néanmoins indulgent envers les fautes commises par sa ministre de la Famille.
La question de la langue française a été très présente, vendredi, lors du caucus libéral. Le ministre de l'Éducation, François Blais, a répété en avant-midi que les exigences universitaires seront rehaussées pour améliorer la qualité des étudiants qui aspirent à l'enseignement.
En point de presse, le premier ministre a été interrogé sur un message publié sur Facebook par la ministre Francine Charbonneau pour saluer le départ de sa collègue Marguerite Blais. Une publication, retirée depuis, mais qui a suscité pas mal de réactions dans les médias sociaux en raison du nombre élevé de fautes commises par la ministre : «Je n'est pas», «j'en prendrez soins», «tu est», notamment.
Langue difficile
«Ce n'est pas une langue facile, le français», a tempéré Philippe Couillard. «Il ne faut pas être condescendant ou paternaliste avec les personnes. On n'a pas tous eu les mêmes occasions de se perfectionner ou d'avoir une orthographe idéale. [...] Soyons tolérants, mais répétons cependant l'importance pour nous, les Québécois, non seulement de dire que nous défendons le français, mais de le parler et de l'écrire de la façon la plus droite possible.»
Dans un autre ordre d'idées, le premier ministre retournera en octobre en Islande prononcer une allocution à la troisième assemblée du Arctic Circle, une conférence sur l'environnement. À son dernier passage dans le pays, le discours de M. Couillard a soulevé une petite controverse parce qu'il n'a prononcé aucun mot de français. Il n'y avait pas de système de traduction simultanée et, de toute façon, «le monde entier sait que le Québec est francophone», avait-il justifié.
Cette fois sera différente, promet M. Couillard. «Il y aura de la traduction simultanée, bonne nouvelle», a-t-il lancé, interrogé à savoir s'il allait s'adresser à son auditoire en français.