Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard.

Couillard défend encore Bolduc, mais avec moins de vigueur

Les partis d'opposition veulent que Philippe Couillard désavoue son ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Yves Bolduc. Le premier ministre continue de le défendre, mais avec de plus en plus de distance.
Le chef caquiste François Legault réclame haut et fort la démission d'Yves Bolduc, «un ministre qui dit que manquer de livres dans les écoles, ce n'est pas grave; un ministre qui reçoit 200 000 $ de prime pour prendre en charge des patients; un ministre qui dit : "la fouille à nu, ce n'est pas grave, en autant que ce soit fait de façon respectueuse"».
«Qu'attend le premier ministre pour demander la démission du ministre de l'Éducation?» Est-ce qu'il lui accorde «toujours sa confiance»? a insisté M. Legault, mardi.
«Bien sûr, parce qu'il est ministre de l'Éducation au moment où je vous parle», a commencé par dire le chef du gouvernement en choisissant bien ses mots.
«Je sais à quel point c'est un homme sincère, dévoué, engagé pour la réussite de nos enfants dans toutes les régions du Québec», a-t-il poursuivi.
«Ceci dit, soyons tolérants, apprécions les personnes comme elles sont.»
Des engagements
Le péquiste Dave Turcotte accuse pour sa part le ministre Bolduc de «s'attaquer à l'aide aux devoirs, aux livres dans les bibliothèques, à Chapeau, les filles!, à Secondaire en spectacle, aux Petits débrouillards, à la Fondation pour l'alphabétisation, à la Semaine des adultes en formation, à l'aide alimentaire aux élèves et à l'aide aux élèves en difficulté». Et maintenant aux «Olympiades de la formation professionnelle et technique».
Yves Bolduc dénonce un tissu de faussetés. Il s'engage à maintenir le financement de ces olympiades. «Ils vont avoir le financement nécessaire. C'est trop important pour ces jeunes. C'est important pour nous qu'on puisse honorer les gens qui vont faire des métiers, qui vont réussir au niveau professionnel.»
«Tous les programmes qui ont été mentionnés, on veut les poursuivre. Chapeau, les filles!, c'est un programme qu'on va continuer au niveau régional et au niveau national. C'est trop important pour laisser ça de côté.»
Rien n'est encore programmé, aucune décision n'est encore prise, mais un remaniement ministériel pourrait intervenir à l'issue de la présente session parlementaire, laquelle s'achèvera à la mi-juin.