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Couillard appuie l'intervention militaire contre l'EI

Le groupe djihadiste État islamique représente une réelle menace pour le monde, y compris pour le Québec et le Canada, affirme le premier ministre québécois, Philippe Couillard. Il appuie l'intervention militaire que le gouvernement de Stephen Harper a décidé de lancer contre les terroristes.
«Le Canada ne peut échapper à ses obligations internationales de participer avec la communauté internationale à des actions concertées.»
«On a là un mouvement qui, de toute évidence, suscite la réprobation internationale, qui nuit à la stabilité également; qui a des comportements que la majorité de nos concitoyens trouvent certainement odieux.»
Philippe Couillard a fait ces déclarations vendredi à l'Assemblée nationale. Il était interrogé par des journalistes.
«Ces interventions militaires se justifient quand elles se font sous l'appui d'une action concertée de la communauté internationale, et, par définition, des Nations Unies et de son Conseil de sécurité», a fait valoir M. Couillard.
Lui-même père d'un militaire, le premier ministre invite le gouvernement canadien à communiquer le plus possible sur ce dossier et, surtout, à établir une feuille de route claire et précise.
Ne pas être naïf
«Lorsqu'on prend la décision d'envoyer des jeunes, hommes ou femmes, risquer leur vie en notre nom, on doit dire à la population : voici l'adversaire, voici l'objectif, voici la définition de la victoire et voici les conditions d'engagement et de retrait.» Le Québec et le Canada ne font pas face à une menace directe et immédiate, mais M. Couillard invite à ne pas être naïf. «N'ayons pas la naïveté de croire que nous, comme Québécois, parce qu'on a eu la chance énorme de vivre en paix pendant des siècles, on est immunisés contre le risque.»
«Ces mouvements meurtriers sont mobiles, sont imaginatifs dans le mauvais sens du terme et n'hésiteront pas à s'attaquer à ce qu'ils considèrent comme leurs adversaires, les sociétés démocratiques. Alors, le Canada et le Québec, malheureusement, font partie des régions à risque.»