Le Parti québécois demande au DGEQ de lui fournir plus de détails sur la non-conformité de contributions totalisant 174 150$ qu'il refuse, pour l'heure, de payer.

Contributions non conformes: le PQ demande des clarifications

Le Parti québécois dit avoir remboursé 90 000$ au Directeur général des élections du Québec (DGEQ) pour des contributions non conformes «dont la preuve était suffisante», mais demande à avoir plus de détails sur la non-conformité des 174 150$ qu'il refuse, pour l'heure, de payer.
Cette annonce survient le jour de la date butoir à laquelle les partis ayant perçu des contributions illégales devaient répondre à la demande de remboursement du DGEQ.
Le PQ devait rembourser un total de 264 150$ concernant des contributions perçues entre 2006 et 2009.
Or, la formation politique réclame un «complément d'enquête» au DGEQ pour faire la lumière sur 174 500$ de cette somme.
L'équipe juridique du PQ a donc fait parvenir une lettre pour faire sa demande, a indiqué à La Presse canadienne un attaché de presse de la formation, Yannick Grégoire, précisant que cette missive n'équivaut pas à «une fin de non-recevoir».
Le PQ souhaite plutôt demander au DGEQ «de poursuivre son travail», a affirmé M. Grégoire, insistant sur le fait que le parti garde le cap sur son engagement de rembourser «toutes les contributions non conformes qui vont être pleinement identifiées comme étant telles».
Preuves «par association»
L'attaché politique n'a pas voulu spécifier pour quelles raisons le PQ est porté à croire que la somme impayée a été perçue par le biais de contributions valides. Il s'est contenté de dire que l'évaluation du DGEQ concernant ces dons totalisant 174 500$ repose sur des preuves «par association».
«Dans le cas du 90 000$, il y a avait des plaidoyers, des preuves claires qu'il s'agissait, par exemple, de contributions qui avaient été remboursées par une compagnie. Comme c'était clairement démontré [dans ces cas-ci], on les rembourse.»
Le PQ s'attend ainsi à ce que le DGEQ lui fournisse «des plaidoyers, des témoignages» pour les autres contributions dont la non-conformité est remise en doute.
«Nous ce qu'on dit, c'est que personne ne peut être coupable par association», a dit M. Grégoire.
Interrogé à savoir pourquoi le PQ a attendu le jour de la date limite fixée par le DGEQ pour demander des clarifications, M. Grégoire a fait valoir que la formation politique avait voulu continuer le travail «aussi longtemps que possible».
«[On a] regardé avec eux s'il y avait moyen de retravailler ces sommes-là et d'aller un peu plus loin. Malheureusement, éventuellement est arrivé un échéancier.»