La vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault (debout derrière son chef François Legault), sera responsable de la région de la Capitale-Nationale.

Conseil des ministres: la région de Québec garde son poids politique

Guilbault, Caire et Julien pour la Capitale-Nationale. Proulx dans Chaudière-Appalaches. Sous un gouvernement caquiste, la grande région de Québec conserve le même poids politique qu’elle avait avec les libéraux.

Si la composition du Conseil des ministres était, en bonne partie, connue avant les nominations de jeudi, quelques questions restaient en suspens. 

L’une d’elles était de savoir qui sera responsable de la Capitale-Nationale. La vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, assumera cette charge. La nouvelle maman, élue pour la première fois en 2017 lors d’une élection partielle dans Louis-Hébert, aura donc énormément de responsabilités à son premier mandat de quatre ans.

Éric Caire obtient un poste qu’on pourrait imaginer fait sur mesure pour lui. L’ancien enseignant en informatique avant son entrée en politique occupera le poste de ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale.

Le député a été élu à cinq reprises sans interruption dans La Peltrie depuis 2007. Il était envisageable de le voir intégrer le Conseil des ministres. Il était depuis 2014 porte-parole de la CAQ pour le Conseil du trésor et en matière d’efficacité de l’administration publique.

Important ministère pour Julien

Le nouveau venu en politique provincial, Jonatan Julien, entre au gouvernement par la grande porte en devenant ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles.

Le député de Charlesbourg était courtisé par la CAQ depuis le printemps. L’ancien bras droit du maire de Québec s’est présenté tout juste avant le déclenchement des élections après avoir claqué la porte au printemps d’Équipe Labeaume à cause d’un différend avec Régis Labeaume sur le dossier de la Centrale de police. 

Comptable de formation et détenteur d’une maîtrise en administration publique, il a acquis une solide expérience au sein de l’administration Labeaume de 2013 à 2018. 

À titre de vice-président du comité exécutif , il a été responsable des finances, de l’ingénierie, des approvisionnements, des équipements motorisés, de l’évaluation, de la gestion des immeubles, des ressources humaines et des relations de travail, et plus d’être vice-président du Réseau de transport de la Capitale.

Marie-Ève Proulx, l’unique

Sur la rive sud de la région de Québec, la députée de Côte-du-Sud, Marie-Ève Proulx, devient ministre déléguée au Développement régional. La seule ministre nommée dans Chaudière-Appalaches, sera responsable de cette région, en plus de celles du Bas-Saint-Laurent et de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

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«JE NE POUVAIS RÊVER MIEUX»

Éric Caire, un des doyens de la députation caquiste, s’est dit satisfait d’avoir été nommé ministre délégué de la Transformation numérique gouvernementale. «C’est un énorme mandat qui touche la gestion et la gouvernance de l’ensemble des ministères, organismes et sociétés d’État et aussi la transformation numérique. C’est un très vaste chantier que le premier ministre m’a confié.» À savoir s’il aurait aimé être ministre responsable de la région de Québec, il soutient que la fonction ne lui manquera pas. «Non, non. M. Legault m’a aussi désigné leader parlementaire adjoint. Ça commençait à faire beaucoup un peu parce que le parlement, ça peut être très accaparant.»

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GROS MANDAT POUR PROULX

«C’est un gros mandat, mais un éléphant ça se mange une bouchée à la fois», a réagi Marie-Ève Proulx, ministre déléguée au Développement régional, aussi responsable des régions de Chaudière-Appalaches, du Bas-Saint-Laurent et de Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. Au sujet du troisième lien, elle croit fermement que l’importance économique du projet pour tout l’est du Québec dépasse largement le seul besoin de décongestionner le trafic entre les deux rives. «C’est majeur. Plusieurs transporteurs appuient le projet. Pour eux, ce sont des économies importantes en matière de transport. En plus, c’est écologique parce qu’il y aura moins d’attente.»