Le Canada et le Portugal devaient s'affronter au deuxième tour pour le dernier siège disponible, mais le Canada a finalement décidé de se retirer.

Conseil de sécurité de l'ONU: le Canada retire sa candidature

Coup de théâtre aux Nations unies: le Canada retire sa candidature en vue d'obtenir un siège au Conseil de sécurité des Nations unies.
Après avoir échoué au premier tour de scrutin, terminant troisième derrière l'Allemagne et le Portugal, la délégation canadienne a annoncé mardi son retrait alors qu'un deuxième tour de scrutin se préparait.
L'Allemagne avait obtenu un siège de justesse au premier tour, récoltant 128 votes, soit un seul de plus que les 127 requis, ce qui représente les deux tiers exigés par le règlement.
Le Portugal s'était classé au deuxième rang, obtenant 122 votes, alors que le Canada n'en avait obtenu que 114.
Le Canada et le Portugal devaient s'affronter au deuxième tour pour le dernier siège disponible, mais le Canada a finalement décidé de se retirer.
Sans surprise, dans le groupe Afrique-Asie, l'Afrique du Sud et l'Inde, dont les candidatures étaient sans opposition, ont obtenu les sièges temporaires disponibles, alors que la Colombie, qui n'avait pas d'opposition non plus, a obtenu celui destiné à l'Amérique latine.
Première historique
Le retrait du Canada de la course pour siéger au Conseil de sécurité de l'ONU est une première historique dans l'histoire du pays, mais son échec s'explique par plusieurs facteurs convergents, dont sa politique en matière d'environnement et son soutien à Israël.    
Les médias canadiens, qui ont envisagé depuis plusieurs jours une issue défavorable du vote, ont ainsi rappelé qu'il y a un an, le premier ministre Stephen Harper avait préféré assister à un événement commercial canadien plutôt qu'au discours du président Barack Obama à l'Assemblée générale des Nations unies, ce qui a été relevé avec surprise à l'ONU.    
Les critiques dont le gouvernement conservateur canadien a fait l'objet lors du sommet de Copenhague sur le climat, affichant des objectifs inférieurs à ce que son pays avait promis en adoptant le protocole de Kyoto, ont également joué un rôle.     
Enfin, Ottawa sous le gouvernement Harper a affiché un soutien actif et invariable à la politique d'Israël, ce qui a pu inciter certains pays à voter contre lui. Accessoirement, sa décision de concentrer son aide au développement sur l'Amérique latine a pu influencer négativement la position de pays africains.    
Dans ce contexte, la bonne organisation des sommets des G8 et G20 et l'aide accordée généreusement à Haïti à la suite du séisme de janvier ont été insuffisants.    
Avec l'Agence France-Presse