«Ce débat devait avoir lieu, l'ancien gouvernement ne l'avait pas fait, et le PQ le fait, comme il s'y était engagé», observe Bernard Landry.

Congrès de la Convergence nationale: mettre le pays devant les partis

Le congrès de la Convergence nationale s'est terminé dimanche, à Montréal, en ayant su réunir des représentants de tous les partis souverainistes et des militants de divers horizons déterminés à mousser la cause indépendantiste.
Le discours de clôture a été livré par l'ancien premier ministre Bernard Landry, qui a répété que le Québec n'avait plus droit à l'erreur.
M. Landry a affirmé que le référendum de 1995 avait été, en quelque sorte, un vol historique, tout en soulignant que le temps de la division est révolu. Selon lui, la souveraineté doit être le seul objectif à poursuivre.
Une Déclaration de convergence a été présentée au terme de ce congrès, contenant des messages de ralliement à la cause, mais non d'unification sous une quelconque bannière politique.
Même si les chefs de partis n'étaient pas présents, à l'exception de Jean-Martin Aussant d'Option nationale, les autres formations d'allégeance souverainiste avaient dépêché des observateurs. Pascal Bérubé, du Parti québécois, et le coporte-parole de Québec solidaire, Andrés Fontecilla, étaient du rassemblement.
Les représentants de ces trois formations ont même partagé la scène quelques instants, afin de souligner symboliquement la nécessité de mettre de l'avant le pays plutôt que les partis.
Le congrès de la Convergence nationale avait pour but de regrouper les forces indépendantistes citoyennes pour mieux cheminer vers la souveraineté et, surtout, réfléchir aux prochaines élections.
L'idée n'est pas tant de faire élire une majorité de députés d'un même parti, mais plutôt de faire entrer à l'Assemblée nationale un maximum d'élus qui portent le désir de faire du Québec un pays.