À la première de deux journées de grève annoncées par le Front commun syndical, jeudi, le président du Conseil du trésor Martin Coiteux a montré des signes d'irritation.

Coiteux veut une réponse... vite

Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, presse les syndicats à donner «le plus tôt possible» une réponse à son offre de la semaine dernière et à cesser de «prendre la population en otage».
À la première de deux journées consécutives de grève annoncées par le Front commun syndical, jeudi, M. Coiteux a montré des signes d'irritation. Il ne considère pas que les syndicats ont offert une «réponse sérieuse» à sa dernière proposition.
«Nous avons fait une offre de 1,7 milliard $, affirme M. Coiteux. Est-ce que c'est rien, ça? Les propositions que nous faisons sont un effort extrêmement significatif. Alors, maintenant, les syndicats doivent réagir à cette offre.»
Même si une loi spéciale apparaît en filigrane du décor, le président du Conseil du trésor n'a pas voulu parler d'échéance ou d'ultimatum. Fidèle à lui-même, il a répété en boucle à toutes les questions le message qu'il était venu livrer. «On veut qu'ils reviennent à la table de négociation pour travailler concrètement avec cette proposition-là, a affirmé M. Coiteux. Vous comprendrez que s'ils ne reviennent pas pour nous donner un feed back à cette proposition de 1,7 milliard $, bien les moyens de pression qui ont lieu à l'heure actuelle n'ont aucune raison d'être.»
<p>Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux</p>
 Offres successives
Au départ, Québec a proposé deux ans de gel salarial, suivis de trois augmentations annuelles successives de 1 %. La semaine dernière, M. Coiteux a proposé d'appliquer les trois hausses à partir de la deuxième année du contrat de travail de cinq ans. Il a aussi ajouté une enveloppe de 550 millions $ pour la relativité salariale, qui consiste à ramener des emplois équivalents à une base salariale commune. 
La proposition a été qualifiée de «très insatisfaisante» par les syndiqués. «Pour nous, ce n'est vraiment pas une démarche significative», a affirmé Daniel Boyer, président de la Fédération des travailleurs du Québec. À son avis, cela équivalait à «changer quatre trente sous pour une piastre».