Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois de Québec solidaire

Climat: Québec solidaire croit qu'un grand mouvement se met en branle au Québec

Québec solidaire (QS) mènera une série d'actions politiques dans le cadre de la semaine du climat qui culminera, vendredi, en une journée de «grève» où les députés se passeront d'une journée de salaire.

La formation politique appelle tous les Québécois à faire la grève et manquer une journée de travail, vendredi, afin de participer à une grande marche sur le climat. La jeune militante suédoise Greta Thunberg sera à Montréal pour l'occasion.

Par souci de cohérence, les 10 députés de QS annoncent qu'ils marcheront dans leurs régions respectives et feront don de l'équivalent d'une journée de salaire à des organismes environnementaux, soit environ 4000 $.

Si ce geste peut paraître «symbolique», il est tout de même nécessaire, a affirmé lundi le co-porte-parole de QS, Gabriel Nadeau-Dubois.

«Une grève, c'est un geste collectif. On le pose ensemble», a-t-il déclaré en point de presse à l'Assemblée nationale. Il a dit croire qu'un grand mouvement environnemental se met en branle au Québec.

Ce mouvement lui rappelle le printemps étudiant de 2012, qui a généré des manifestations monstres dans les rues de la métropole, et dans lequel il a joué un rôle majeur, un mouvement issu de la jeunesse, a-t-il souligné.

Par ailleurs, M. Nadeau-Dubois en a profité lundi pour accuser le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) d'être «climatopassif», voire «climatosceptique», puisqu'il n'a rien fait pour le climat depuis un an, selon lui.

Il faisait ainsi écho au porte-parole du Pacte pour la transition écologique, le metteur en scène Dominic Champagne, qui s'est récemment dit scandalisé par l'inaction du gouvernement caquiste après bientôt une année au pouvoir.

«Le Québec est paralysé par l'inaction climatique sous François Legault», a insisté Gabriel Nadeau-Dubois, en soulignant que le gouvernement tarde à présenter un plan de réduction des gaz à effet de serre (GES).

A fortiori, la position du premier ministre lui-même est ambiguë, a-t-il ajouté. M. Legault dit reconnaître les changements climatiques, mais il agit pour les aggraver, selon lui, en soutenant, par exemple, le projet d'usine de gaz naturel à Saguenay et la construction d'un troisième lien routier entre Québec et Lévis. «Qu'est-ce qu'on doit croire? Les gestes de M. Legault ou ses paroles?»

Québec solidaire dédiera toutes ses interventions en Chambre cette semaine à la crise climatique. Le parti de gauche déposera deux projets de loi en ce sens «pour que le gouvernement réalise qu'il y en a des solutions sur la table».