Claude Blanchet

Claude Blanchet rejette et dénonce les allégations sur le «deal»

Le mari de la première ministre Pauline Marois, Claude Blanchet, a réagi vendredi aux allégations liées au prétendu «deal» qu'il aurait conclu avec le Fonds de solidarité FTQ.
M. Blanchet dénonce des «propos trompeurs, mensongers, malicieux et diffamatoires inacceptables» tenus par certains membres de l'Assemblée nationale du Québec. Il estime que ces propos portent «une grave atteinte à sa réputation et à son intégrité et, par incidence, à celle de sa conjointe».
Claude Blanchet ferait ainsi référence au chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, qui a demandé au début du mois à la première ministre de s'expliquer sur la transaction entre le Fonds et l'entreprise de son mari, Capital BLF.
Les allégations sont liées à des propos enregistrés entendus à la Commission Charbonneau, dans lesquels l'ancien président de la FTQ, Michel Arsenault, parle en 2009 d'un «deal avec Blanchet».
Le Fonds a investi un peu moins de 3 millions $ dans l'entreprise Capital BLF. Des extraits d'écoute entendus à la commission ont permis de comprendre que Michel Arsenault croyait disposer ainsi d'un levier, un «deal avec Blanchet», pour convaincre l'opposition péquiste d'alors de s'opposer à la tenue d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction.
M. Arsenault a assuré à la commission qu'il n'avait qu'envisagé temporairement de se servir de ce levier lors d'une conversation de «brainstorming» et qu'après y avoir réfléchi, il avait trouvé sa propre idée inutilisable.
La réplique de Legault
M. Legault a répliqué en affirmant ne pas croire Michel Arsenault quand il a dit qu'il n'avait jamais évoqué ce «deal» avec M. Blanchet lors de sa rencontre avec la première ministre qui a suivi la conversation téléphonique.
François Legault est même allé jusqu'à suggérer de convoquer Claude Blanchet en commission parlementaire à Québec, mais la première ministre a balayé cette possibilité du revers de la main, disant ne pas vouloir se substituer à la Commission Charbonneau.
Mme Marois avait alors invité le chef caquiste à consulter les témoignages devant la Commission Charbonneau qui démontrent, selon elle, que toutes les transactions impliquant son mari ont été faites selon les règles de l'art.
Malgré les assurances de Mme Marois, François Legault a estimé qu'il restait beaucoup trop de questions en suspens dans cette affaire.
Dans le communiqué publié vendredi, M. Blanchet assure qu'en «aucun temps il n'a bénéficié de conditions d'achat plus favorables des actions de Capital BLF que celles qui prévalaient sur le marché. Les transactions ont été faites dans les règles de l'art et selon les règles et les conditions applicables.»
Claude Blanchet affirme en outre qu'il n'a «sous aucune considération participé, directement ou indirectement, à quelconque prétendue opération visant à augmenter l'influence de quiconque».