Christian Dubé

Christian Dubé dénonce le «chantage» du PQ

Le cabinet du ministre des Finances a prévenu la Coalition avenir Québec (CAQ) que leur collaboration serait limitée en raison du «salissage» à l'endroit de la première ministre et de son mari.
Le chef caquiste François Legault a promis de mettre l'intégrité à l'ordre du jour de la prochaine campagne. Son parti s'est déjà mis à la tâche en Chambre. Jeudi, la CAQ a multiplié les questions sur le fameux «deal» évoqué par l'ex-président de la FTQ, Michel Arsenault, impliquant Capital BLF, une fiducie immobilière de Claude Blanchet, mari de Pauline Marois.
Le député caquiste de Lévis, Christian Dubé, a tenu à dénoncer le «chantage» dont il se dit victime de la part du cabinet du ministre des Finances. Mardi, M. Dubé a souhaité obtenir un appui à son projet de loi sur la gouvernance du fonds de solidarité FTQ. La réponse a été que «tant qu'on n'allait pas lâcher le dossier Marois-Blanchet, ils n'allaient pas appeler notre projet de loi», a déploré M. Dubé. «Je ne crois pas que ce chantage-là est acceptable», a-t-il poursuivi.
L'attachée de presse du ministre des Finances, Mélanie Malenfant, soutient qu'il ne s'agit ni de chantage, ni de menace. Le gouvernement a toujours voulu déposer son propre projet de loi, lequel ira plus loin que celui de M. Dubé, dit-elle. «On a dit que tant qu'il choisissait la voie du salissage, on ferait avancer nos dossiers de façon séparée», a affirmé Mme Malenfant.
À l'été 2008, la SOLIM, bras immobilier du Fonds de solidarité, a investi 3 millions $ dans BLF, qui détenait deux immeubles d'appartements. Des questions ont été soulevées quant à la nature de l'investissement, le prix payé, les pertes encaissées, les honoraires de plus de 600 000 $ touchés par M. Blanchet et le fait que le seul emploi créé a été occupé par un fils du couple Blanchet-Marois.
La porte-parole libérale en matière d'éthique, Lise Thériault, estime que le gouvernement péquiste cherche à balayer sous le tapis les questions sur BLF. «Le PQ veut tout faire pour qu'on arrête de poser des questions sur BLF, a-t-elle affirmé. Ils ne veulent pas que les Québécois sachent la vérité. C'est un cover up. Je pense vraiment qu'ils essaient d'abrier l'affaire. [...] Ça pue. Ça ne sent pas bon.»
La première ministre a toujours assuré que tout dans ce dossier a été effectué «selon les règles de l'art». Le ton a monté en chambre. Le président Jacques Chagnon a demandé à ce qu'on cesse de «mettre la conduite des députés en question».