La ministre Dominique Vien, ici en 2016

Chantier Davie: une «taloche» à venir pour Ottawa

Il est urgent qu’Ottawa attribue des contrats au Chantier Davie. Sinon, «“ils” recevront une taloche» des 800 travailleurs dont les emplois sont menacés, a lancé, vendredi soir, la ministre Dominique Vien, responsable de la région de la Chaudière-Appalaches au sein du gouvernement Couillard.

«On est capable de faire le travail. Il n’y a aucune raison qu’une partie des contrats n’aille pas à la Davie», a dit Mme Vien à son arrivée au 33e congrès du Parti libéral du Québec, qui se déroule dans la capitale.

Désormais, «chaque jour compte», a-t-elle insisté.

«Il va falloir qu’“ils” entendent, parce que c’est la voix de 800 travailleurs qui va se faire entendre.»

Elle et son collègue Jean d’Amour, ministre délégué aux Affaires maritimes, prennent acte de la décision du gouvernement canadien de ne pas commander un deuxième navire ravitailleur, qu’on avait déjà baptisé l’Obélix.

Mais il y a pour des milliards de dollars d’autres contrats à être attribués, a noté M. D’Amour. Il a lancé un nouvel appel en faveur du renouvellement de la flotte de la Garde côtière, que ce soit pour de la rénovation ou de la construction de nouveaux navires.

Le fleuve Saint-Laurent ne peut pas se passer de brise-glaces efficients, a-t-il indiqué.

«On parle souvent de la filiale aéronautique au Québec, mais la filiale maritime est tout aussi importante», a encore fait valoir Jean d’Amour, qui a dit ne pas avoir l’impression de prêcher dans le désert avec ses incessants appels au gouvernement fédéral.

«Il est temps que les choses changent. On met le pied à terre aujourd’hui», a-t-il tout de même cru nécessaire de dire.

Il comprend que de tels dossiers puissent mettre du temps à aboutir, mais il presse Ottawa «d’accélérer le processus.»