La circonscription électorale provinciale de Sainte-Marie-Saint-Jacques, à Montréal, est maintenue.

Carte électorale: le DGE se dit à l'écoute

Le Directeur général des élections (DGEQ) promet d'être «à l'écoute» des craintes de la solidaire Manon Massé par rapport à la disparition de sa circonscription. Mais il se laisse peu de temps pour changer d'idée.
À tout coup, le redécoupage de la carte électorale, qui vise à assurer un poids démographique comparable entre les circonscriptions, soulève du mécontentement. Québec solidaire est l'une des victimes du présent exercice, qui doit être repris toutes les deux élections. 
La circonscription de Sainte-Marie-Saint-Jacques, détenue par Mme Massé, est vouée à être fondue dans ses voisines, selon la dernière proposition de la Commission de représentation électorale (CRE). Une autre, celle de Saint-Maurice, doit aussi disparaître, au profit de deux nouvelles circonscriptions dans Lanaudière et les Laurentides, de plus en plus populeuses. 
La porte-parole du DGE, Alexandra Reny, rejette les allégations d'intervention politique auprès de la commission, comme l'a laissé entendre le solidaire Amir Khadir, mardi. «Quand on fait une carte, on ne la fait pas avec une photo des députés, a-t-elle affirmé. On regarde froidement les choses selon des facteurs démographiques, sociologiques, etc. [...] Ce n'est pas évident.»
Québec solidaire déplore qu'en 2015, une première proposition de la CRE suggérait plutôt la fusion de deux circonscriptions libérales, Outremont et Mont-Royal. La députée Massé note qu'aucune consultation n'a été faite en ce qui concerne Sainte-Marie-Saint-Jacques. Elle y voit un «déni de démocratie», un point de vue partagé par le PQ et la CAQ. 
Débat en chambre
Un débat de cinq heures en chambre reste à faire d'ici mardi, puis le DGE aura 10 jours pour présenter sa carte électorale finale, explique Mme Reny. «On est à l'écoute, a-t-elle dit. On va voir ce que les parlementaires auront à nous dire.» Mais il n'est pas question d'étirer les délais qui sont inscrits dans la loi. «Les commissaires vont se réunir, regarder le cas échéant les nouveaux éléments qui ont été rapportés, et procéder à la délimitation définitive», indique Mme Reny.