Jean-Luc Rouckout est candidat pour l'Équipe autonomiste à l'élection provinciale partielle dans Louis-Hébert, et portera aussi les couleurs de l'Alliance citoyenne de Québec au scrutin municipal de novembre.

Candidat au provincial et au municipal

Jean-Luc Rouckout se lance en politique avec ceinture et bretelles. Candidat pour l'Équipe autonomiste à l'élection provinciale partielle dans Louis-Hébert, le 2 octobre, le nouveau venu portera aussi les couleurs de l'Alliance citoyenne de Québec au scrutin municipal de novembre.
Français d'origine, M. Rouckout habite au Québec depuis 13 ans. Retraité de l'ingénierie, il est maintenant chauffeur de taxi pour garder le contact avec ses concitoyens. C'est la première fois qu'il se porte candidat à une élection, ou plutôt deux élections. «La politique, que ce soit à l'échelon provincial ou municipal, m'intéresse», justifie-t-il. 
L'homme a choisi de se présenter pour l'Équipe autonomiste, formation de droite où se sont réfugiés plusieurs anciens de l'Action démocratique du Québec, après avoir appris par Facebook que le parti cherchait des candidats. La circonscription de Louis-Hébert, vacante depuis la démission de Sam Hamad, lui a été offerte. M. Rouckout a accepté le défi même s'il ne réside pas dans ce secteur de la ville. 
Dans sa fiche de présentation sur le site de l'Équipe autonomiste, le politicien en herbe indique qu'il s'intéresse principalement à «la langue française et l'économie du pays». En entrevue téléphonique, il dit s'inquiéter aussi de l'état des routes et du sort des aînés. Au municipal, sa priorité va au transport en commun. «Moi, élargir les autoroutes, ce n'est pas ma philosophie», dit le représentant du parti le plus à droite sur l'échiquier municipal. 
C'est parce qu'il a parfaitement conscience que ses chances d'être élu député le 2 octobre sont minces que M. Rouckout tentera de devenir conseiller municipal le 5 novembre. Lors de son porte à porte dans Louis-Hébert, il doit non seulement se présenter, mais aussi faire connaître son parti, créé en 2012 et dont le slogan est «Plus à droite mais pas dans le champ!». Lors des élections générales de 2014, les cinq candidats de l'Équipe autonomiste à l'échelle de la province ont recueilli 400 votes. 
«On va tous jouer au loto, je serais ravi [d'être élu], mais je n'y crois pas quand même», laisse tomber franchement notre interlocuteur, se disant non pas «défaitiste», mais «pragmatique». 
C'est d'ailleurs le parti qu'il représente au provincial qui l'a référé au municipal. Son chef à l'Alliance citoyenne de Québec, Alain Giasson, ne s'embarrasse «absolument pas» de ce double emploi. «On a toujours été en faveur de l'implication en politique à tous les niveaux», dit-il. Et pour un Français, le cumul des fonctions n'est pas tabou, prend-il la peine d'ajouter.
Noms anoncés sans tambour ni trompette
Sans tambour ni trompette, l'Alliance citoyenne de Québec (ACQ), a désigné sept nouveaux candidats en vue des prochaines élections. Le parti municipal de droite a inscrit leurs noms sur son site Internet sans leur faire de publicité. Aucun district ne leur est assigné encore.
Le fondateur et chef du parti, Alain Giasson, qui se présente comme «résident de Québec depuis toujours», sera lui-même candidat dans un «district à confirmer». C'est le cas aussi pour Daniel Lachance, de Charlesbourg, Guy Gendreau, de Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge, Wayne Cyr, René Hudon, Sylvie Perron et Jean-Luc Rouckout (voir autre texte).
Au printemps, au moment de sa formation, l'Alliance citoyenne avait déjà confirmé les candidatures de Daniel Brisson et de Daniel Beaulieu. Ce dernier a obtenu 2,6 % des suffrages dans le district de Sainte-Thérèse-de-Lisieux en 2013. 
Les descriptions des candidats par l'ACQ sont minimales, voire inexistantes dans certains cas. «C'est intentionnel de ne pas en avoir mis trop, on veut que les gens se posent des questions un peu», affirme M. Giasson. Si les districts ne sont pas attribués, c'est aussi par «stratégie». Le parti veut assigner les candidats en fonction des adversaires qu'ils auront à affronter. Comme plusieurs postes ne sont pas comblés encore par Québec 21 et Démocratie Québec, il faut donc patienter. 
Le casse-tête pourrait bouger aussi en fonction de la mairie. L'ACQ veut présenter un candidat «capable de battre Régis Labeaume», répète souvent M. Giasson. Trois personnes «à l'interne» seraient prêtes à inscrire leur nom sur le bulletin de vote au besoin, mais des discussions sont en cours avec un tiers, affirme-t-il. «On attend toujours un miracle au niveau de la candidature à la mairie. Il y a une possibilité. Si le miracle se produit, on se ramasse tout de suite en deuxième place dans les intentions de vote», prédit le chef. 
Ouvert à des alliances, le parti n'a toujours pas décidé s'il présentera des candidats dans les 21 districts.