Le bureau de projet pour la construction d’un troisième lien avait reçu une première somme de 20,5 millions $ sous l’ancien gouvernement libéral.

Budget Girard: le troisième lien sur la voie rapide

La Coalition avenir Québec (CAQ) passe en vitesse supérieure avec la construction d’un troisième lien Québec-Lévis. Elle octroie un peu plus de 300 millions $ au projet qui emprunte la voie rapide pour atteindre l’étape de la planification.

Le bureau de projet pour la construction d’un troisième lien avait reçu une première somme de 20,5 millions $ sous l’ancien gouvernement libéral. 

La ferme intention de la CAQ de commencer les travaux dans un premier mandat à son arrivée au pouvoir à l’automne se traduit clairement dans le premier budget du gouvernement Legault présenté jeudi.

Ainsi, la CAQ ajoute 304,5 millions $ aux 20,5 millions déjà octroyés pour la réalisation d’études et de plans et devis, indique le budget de dépenses 2019-2020. 

Sans surprise, le ministère des Transports poursuit aussi son engagement de coordonner les travaux du troisième lien avec la construction du pont de l’île d’Orléans puisque le choix est fait d’aménager ce nouveau lien Québec-Lévis dans un corridor situé à l’est.

L’injection de ces 300 millions $ fait passer le projet en «mode accéléré» et il est maintenant inscrit à la catégorie «planification». Il escamote donc la nécessité de réaliser un dossier d’opportunités pour débuter le dossier d’affaires. C’est une mesure d’exception dont ont déjà bénéficié d’autres grands projets.

Une situation qui est loin d’inquiéter le ministre des Transports, François Bonnardel. «Ça démontre que c’est important pour nous. On est à travailler pour donner tous les outils au gouvernement pour faire les bons choix et prendre les bonnes décisions.»

Lehouillier jubile

«C’est une journée extraordinaire pour les citoyens de la grande région de Québec, a lancé le maire de Lévis, Gilles Lehouillier. On ne s’y attendait. Le projet passe à l’étape de la planification, incluant les plans et devis. Ça veut dire qu’on n’est pas loin du mode réalisation.»

Selon lui, la CAQ a bien saisi le discours politique des élus locaux et ce qu’ils réclament. «Par le passé, on avait un gouvernement à deux vitesses pour la capitale et la métropole. Maintenant, on a un gouvernement pour l’ensemble des régions. Et c’est le mot équité qui revient.»

À LIRE AUSSI