La ministre de l'Économie, Dominique Anglade, a justifié la position du gouvernement en affirmant que Bombardier avait posé un «geste clair» en reportant la hausse de la rémunération globale de 2019 à 2020.

Bombardier: le PLQ ne s'oppose pas aux hausses salariales

Le gouvernement Couillard a bloqué mercredi une nouvelle tentative de l'opposition visant à inciter la direction de Bombardier à abandonner ses augmentations pour 2016.
La motion de l'opposition officielle en ce sens a été battue à 61 contre 43 lors d'un vote en fin de journée. Les députés libéraux ont dû se lever tour à tour pour voter contre la motion, approuvant donc du même coup les hausses évaluées à 44 % pour le président-directeur général, Alain Bellemare.
Depuis près d'une semaine, l'opinion publique est scandalisée par les majorations de salaires des hauts dirigeants de Bombardier, une entreprise qui a été sauvée de la faillite par une injection massive de plus de 3 milliards $ de fonds publics.
Selon le député péquiste de Sanguinet, Alain Therrien, qui a présenté la motion, le gouvernement aurait dû exiger des grands patrons de Bombardier qu'ils renoncent à leurs hausses de rémunération pour 2016, «mais pour ça, il faut s'acheter une colonne vertébrale» que n'a pas le gouvernement Couillard.
De généreux bonis
Il a accusé le premier ministre de ne pas dire la vérité aux Québécois, parce que les hauts dirigeants toucheront de généreux bonis en 2016-2017, bien avant que l'entreprise ne soit profitable. M. Bellemare, qui touchait près de 1,4 million $US en bonis en 2015, allait empocher 2,36 millions $US pour 2016, montant à payer l'année suivante, soit 2017.
Rappelons qu'à la suite du tollé, Bombardier a reporté de 2019 à 2020 le versement de la deuxième moitié des 32 millions $US de hausses prévues au total pour ses hauts dirigeants, tandis que la première moitié, 16 millions $, allait cependant être versée comme prévu.
Pour sa part, la ministre de l'Économie, Dominique Anglade, a justifié la position du gouvernement en affirmant que Bombardier avait posé un «geste clair» en reportant la hausse de la rémunération globale de 2019 à 2020.