Marilène Gill, entourée de Martine Ouellet, Louis Plamondon, Xavier Barsalou-Duval et Monique Pauze lors du couronnement de la chef du Bloc québécois.

Bloc québécois: Gill demande à Beaulieu de se rallier

OTTAWA - La députée bloquiste Marilène Gill demande à son collègue Mario Beaulieu de cesser de faire campagne contre Martine Ouellet.

La chef du Bloc québécois se soumettra à un vote de confiance les 1er et 2 juin auquel tous les membres du parti sont invités à participer.

Mario Beaulieu, qui est également président du parti, multiplie les démarches pour le camp du non. Il a participé à une conférence de presse samedi, organisée par une coalition d’associations de circonscription, pour inciter les membres à voter contre la chef.

«Comme président, ce n’est pas son mandat, a-t-elle affirmé. Il doit accepter ce que les membres ont décidé.»

Marilène Gill estime tout de même que M. Beaulieu a toujours sa place comme président du Bloc québécois, mais elle lui demande de se rallier à la sortie de crise adoptée en conseil général à la fin du mois d’avril. Quelques centaines de délégués avaient approuvé la tenue d’un référendum sur la mission du Bloc québécois comme promoteur de l’indépendance assorti d’un vote de confiance.

La Coalition pour l’unité indépendantiste, qui a l’appui de M. Beaulieu, estime que ce processus est vicié.

«C’est un vote de confiance qui est transformé en référendum, mais où il n’y a pas de règles claires d’établies et où il y a seulement un comité du oui qui est financé à partir de l’argent des membres», a-t-il expliqué.

La coalition a fait une série de demandes à l’exécutif du parti pour équilibrer les ressources entre le camp du oui et le camp du non. Elle demande, entre autres, un accès aux listes des membres du Bloc québécois et un plafonnement des dépenses de campagne à 15 000 $.

M. Beaulieu a indiqué qu’elle n’avait toujours pas eu de réponse à moins de deux semaines du vote.