Le maire de Québec, Régis Labeaume, a joint sa voix à celle du ministre François Blais pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux arrivants samedi, au Centre Vidéotron.

Blais pourfend les positions de l'organisateur libéral passé à la CAQ

À Vincent Caron, qui a démissionné de son poste de président de l'Association libérale de Portneuf vendredi pour se joindre à la Coalition avenir Québec (CAQ), le ministre François Blais rétorque que le Québec n'a tout simplement pas les moyens de se passer de l'immigration.
Tel que le rapportait Le Soleil samedi, M. Caron a remis sa lettre de démission en date du 31 mars. Dans son ultime missive, il critique vivement les positions prises par le gouvernement de Philippe Couillard sur l'identité et l'immigration. 
«Une véritable colère grandit de jour en jour chez de nombreux libéraux que je fréquente face à ce qu'il convient de désigner comme le malaise identitaire du premier ministre», peut-on notamment y lire. L'ex-organisateur libéral y déplore également «l'intransigeance» de M. Couillard sur ces questions.  
Diminution du seuil réclamé
En se joignant à la CAQ, M. Caron porte désormais les couleurs d'un parti qui réclamait l'été dernier une diminution de 20 % du seuil d'immigration au Québec, souhaitant le faire passer de 50 000 à 40 000.
Invité à commenter le départ fracassant de M. Caron, samedi, le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, a d'abord pourfendu les convictions du principal intéressé. «J'ai vu la raison. Il a, semble-t-il, de la difficulté avec la conception et le rôle que nous avons de l'immigration. Moi je pense que j'ai choisi un autre camp; c'est celui d'accueillir ces gens-là», a-t-il affirmé.
D'un point de vue économique, M. Blais a ajouté que le Québec ne pouvait se permettre «le luxe» de limiter l'immigration. «Aujourd'hui, nous n'avons pas les moyens, nous ne sommes pas assez riches pour nous passer des immigrants», a-t-il tranché.