Le député de Louis-Saint-Laurent, Gérard Deltell (à gauche), était accompagné en conférence de presse, lundi, de ses collègues de Beauport-Limoilou, Alupa Clarke, et de Charlesbourg-Haute-Saint-Charles, Pierre Paul-Hus.

Bilan des conservateurs fédéraux: le pot légal, une «bêtise»

Dans leur bilan de la dernière session parlementaire, les conservateurs de la région de Québec dénoncent haut et fort la décision du gouvernement Trudeau de légaliser la marijuana à compter de l'an prochain. Un enjeu annonciateur d'«un cortège de problèmes», estiment-ils.
Dans leur bilan de la dernière session parlementaire, les conservateurs fédéraux de la région de Québec dénoncent haut et fort la décision du gouvernement Trudeau de légaliser la marijuana à compter de l'an prochain. Un enjeu annonciateur d'«un cortège de problèmes», estiment-ils.
«On va permettre la production de marijuana dans chaque logement du Canada. Honnêtement, c'est une bêtise absolue», lance le député de Louis-Saint-Laurent, Gérard Deltell, flanqué en conférence de presse, lundi, de ses collègues de Beauport-Limoilou, Alupa Clarke, et de Charlesbourg-Haute-Saint-Charles, Pierre Paul-Hus.
Les trois députés ont exhibé à la presse le résultat d'un sondage postal fait auprès de leurs électeurs.
Sur quelque 500 bulletins retournés, quelque 80 % d'entre eux s'opposent fermement à la légalisation de la marijuana, une démonstration sans équivoque, selon eux, que le Québec est la province la plus réfractaire à cette mesure.
Les conservateurs s'inquiètent de voir les provinces hériter des «problèmes de santé et de services sociaux» induits par cette législation. Qui plus est, ajoutent-ils, les libéraux réfléchissent à la façon de taxer ce produit. «Ça, c'est un projet de société...» lance Gérard Deltell avec ironie.
«Les propriétaires d'immeubles à appartements que je rencontre se demandent comment ils vont faire pour gérer ça, quand ça va sentir partout dans l'édifice», renchérit Alupa Clarke.
Pour le trio conservateur - les deux autres députés de la région, Sylvie Boucher et Joël Godin, étaient absents de la rencontre -,  le bilan de mi-mandat des libéraux est «misérable en matière de promesses brisées», surtout sur le plan régional.
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Pont de Québec
Les conservateurs rappellent que leur parti «avait réussi à mettre de l'argent sur la table» afin de restaurer cette infrastructure mal en point, mais que depuis l'arrivée au pouvoir des libéraux, rien ne bouge, malgré leur promesse de trouver une solution d'ici au 30 juin 2016. «Ça va bientôt faire un an. Ils ont failli à cette promesse», dénonce Gérard Deltell.
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Port de Québec et INO
Le Parti libéral n'a pas livré la marchandise, tant pour le projet Beauport 2020 devant permettre la création de 3000 emplois ou pour la construction d'un nouveau complexe pour accueillir l'Institut nordique de l'Université Laval, note Alupa Clarke. L'Institut national d'optique (INO) est également en attente d'un financement supplémentaire lui permettant de se déployer à Toronto et Calgary.
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Finances publiques
Pour les conservateurs de la capitale, le premier ministre Trudeau a lancé le pays dans une spirale de «déficit perpétuel» qui n'augure rien de bon. «Lorsqu'il a été interrogé à Global sur le moment du retour à l'équilibre budgétaire, il a répondu qu'il n'en avait aucune idée. Ça, c'est irresponsable», note Gérard Deltell.
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Présence fédérale à Québec
Les élus conservateurs ne cessent de s'étonner de voir la région de Québec aussi peu présente sur l'écran radar des libéraux fédéraux. Pour eux, le ministre Jean-Yves Duclos n'a jamais eu le mandat d'être le porteur de ballon des projets régionaux. «Lui-même a admis candidement qu'il n'était pas le ministre de la région de Québec», lance Gérard Deltell, ajoutant que le premier ministre Justin Trudeau lui-même ne semble pas accorder une grande priorité aux dossiers de la capitale. «Quand l'avez-vous vu s'asseoir avec le maire Labeaume depuis qu'il est premier ministre? C'est zéro plus une barre.»
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Andrew Scheer
Élu le 27 mai à la tête du Parti conservateur et encore peu connu du public, Andrew Scheer ne devrait pas tarder à faire sa marque au Québec, estime Gérard Deltell. «Les qualités de l'homme vont triompher. Les gens vont apprendre à le connaître», comme ils ont découvert et apprécié la chef intérimaire Rona Ambrose, croit-il. Pour Pierre Paul-Hus, M. Sheer est appelé à devenir «le prochain premier ministre» du Canada.
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Un bon coup des libéraux?
Pierre Paul-Hus: «M. Trudeau a apporté du positif dans la vie mais c'est artificiel, parce qu'en bout de ligne, on va se retrouver avec un déficit de 100 milliards $ d'ici quatre ou cinq ans. Et qui va payer pour ça? Vous et vos enfants.» Pour Gérard Deltell, le seul point positif à inscrire jusqu'à maintenant sur l'ardoise libérale régionale est la tenue du Sommet du G7, l'été prochain, dans Charlevoix.