Bernard Landry très malade, il peine à respirer

MONTRÉAL — L’ancien premier ministre Bernard Landry est très malade.

La Presse rapportait samedi que les bouteilles d’oxygène doivent suppléer à ses poumons qui s’atrophient de manière irréversible. Il est confiné à un fauteuil roulant.

M. Landry a reçu la visite ces derniers jours de nombreux amis qui l’ont accompagné dans son parcours politique. Lucien Bouchard, Pierre Karl Péladeau, Louise Beaudoin et Louise Harel, entre autres, se sont rendus à sa résidence de Verchères, en Montérégie.

L’ex-premier ministre demeure lucide, et il a accueilli chez lui vendredi, le nouveau chef par intérim du Parti québécois, Pascal Bérubé. Il ne pourra toutefois pas assister à la prestation de serment des députés péquistes à l’Assemblée nationale vendredi prochain.

Pascal Bérubé a d'ailleurs partagé une photo de la rencontre sur Facebook samedi matin. Souriant malgré tout, Bernard Landry pose en compagnie du chef par intérim du PQ et sa conjointe, l'animatrice Annie-Soleil Proteau. «Une visite au Patriote de Verchères. Respect au Premier ministre Landry», a simplement écrit le député.

En entrevue à La Presse, malgré ses problèmes de santé, Bernard Landry a dit garder le cap: il reste résolument souverainiste. 

Il observe «avec la plus grande peine» la régression du PQ. Mais, selon lui, «cela donne l’occasion de réorganiser la bataille».
M. Landry rappelle que René Lévesque lui avait dit que ce serait long pour arriver au pouvoir, et que ce serait aussi long pour l’indépendance. «Il aura eu raison», conclut-t-il.