Les libéraux soutiennent en bloc Philippe Couillard qui maintient l'engagement d'accueillir ceux qui fuient la Syrie afin de «donner une leçon»  aux «barbares» qui ont commis les attentats à Paris, vendredi.

Baisse de salaire des élus de 2600 $

La révision de la rémunération des élus à l'Assemblée nationale se traduira par la perte de plus de 2000 $ à 2600 $ par personne, soutient Michel Matte.
Le discret député de Portneuf a avancé cette estimation à son arrivée au Conseil général du Parti libéral du Québec, dimanche. Elle rejoint l'évaluation plus globale formulée par le leader parlementaire du gouvernement.
Jean-Marc Fournier a avancé que l'État épargnera quelque 400 000 $ au total. Cela se produirait avec une réforme doublant pratiquement la rémunération de base des élus (de 90 840 $ à 140 000 $), mais en faisant disparaître différentes primes de fonction, en rendant moins généreux le régime de pensions et en éliminant une allocation de dépenses non imposables.
Aux journalistes, M. Matte a fait allusion à ceux qui soutiennent que ce n'est pas le temps d'aller de l'avant avec ces changements au moment où l'État-employeur propose à ses salariés un contrat de travail prévoyant trois hausses annuelles de 1 % et deux années de gel salarial. «Il n'y a jamais de moment idéal pour le faire», a suggéré le libéral.
«Mais si on regarde [le projet de loi], ça ne nous favorise pas, a-t-il aussitôt précisé. Individuellement, on est précisé de 2000 $ à 2600 $ par député. Je trouve que, par rapport au travail que nous faisons, notre rémunération n'est pas tellement élevée.»
Le représentant de Portneuf s'est montré d'accord avec la proposition législative, avec réserve, toutefois. «Il y aurait peut-être des choses à ajuster.» Il a glissé que les membres de la députation de Philippe Couillard en discutent, lors de son caucus. Mais il s'est refusé à préciser s'il y a désaccord ou pas. «On en a parlé.»
À la clôture du rassemblement de ses partisans, le premier ministre Philippe Couillard a fait savoir qu'il ne croit pas que le moment a été mal choisi pour s'attaquer à un sujet très délicat dans l'opinion publique. Il a plaidé que la proposition repose sur les recommandations d'un comité indépendant, qui a été présidé par l'ex-juge Claire L'Heureux-Dubé.
«Il s'agit d'une baisse de rémunération, a poursuivi sur un ton de reproche le chef du gouvernement. Il faudra que cette vérité commence à sortir, un jour.» Si la loi réformant salaires et conditions de travail des élus est adoptée, les changements n'entreront en force qu'en 2018, à la prochaine législature.
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Paradis fiscaux : les banques attendues
Les porte-parole des banques comparaîtront devant les élus de l'Assemblée nationale, chargés de se pencher sur les paradis fiscaux. Raymond Bernier, le président de la Commission parlementaire sur les finances et député de Montmorency, l'a confirmé.
Croisé au congrès que le PLQ a tenu à Québec, M. Bernier a indiqué que les institutions bancaires ont hésité à le faire. Mais l'Association des banquiers canadiens - et plusieurs de ses membres - se prêtera finalement à l'exercice, mardi.
Le Mouvement Desjardins sera entendu sur la question le lendemain, a-t-il précisé.