Sept députés bloquistes ont démissionné parce qu’il s’oppose à la façon de faire de Mme Ouellet.

Avec 12% des votes, le Bloc pourrait disparaitre, selon un sondage

MONTRÉAL - La dissension au sein du Bloc québécois risque de faire disparaitre le parti, selon un sondage Léger-Journal de Montréal publié samedi.

Si des élections se tenaient aujourd’hui, le Bloc obtiendrait à peine 12 % des votes au Québec, un creux historique pour la formation politique dirigée par Martine Ouellet.

Un peu plus de la moitié des électeurs, 52 %, estiment que Mme Ouellet devrait démissionner comme chef, contre 15 % qui ne le souhaitent pas. Le tiers des répondants n’ont pas d’opinion.

Chez les partisans du Bloc, 37 % croient qu’elle devrait rester en poste, contre 36 % qui voudraient qu’elle quitte.

Par ailleurs, le Parti libéral et le Parti conservateur seraient maintenant à égalité en tête, au pays, avec 38 % des intentions de vote, contre 14 % au Nouveau Parti démocratique.

Le récent voyage du premier ministre Justin Trudeau en Inde n’est pas étranger à cette baisse des libéraux, puisque 66 % des Canadiens l’ont vu comme un échec.

Le sondage a été réalisé du 5 au 8 mars auprès de 1536 Canadiens.

Le bureau national réuni samedi

Le bureau national du Bloc québécois, qui a accordé son «appui indéfectible» à la chef Martine Ouellet, tient une réunion samedi, à Montréal, afin de déterminer les modalités du prochain référendum sur ce que devrait être la mission du parti.

Cette proposition sera ensuite soumise aux délégués lors du prochain conseil général du Bloc, à la mi-avril.

Martine Ouellet se défend de vouloir tenir un référendum dont la question serait biaisée, pour lui permettre de le remporter. Elle soutient qu’une telle consultation représente le moyen le plus démocratique pour tous les membres de se prononcer sur l’évolution de la mission du Bloc à Ottawa.

Elle assure également que le référendum n’a pas pour but d’éviter un vote de confiance hâtif. Il doit avoir lieu au printemps de 2019.

Sept députés bloquistes ont démissionné parce qu’il s’oppose à la façon de faire de Mme Ouellet. Le bureau national du parti a de son coté réitéré son offre de médiation aux sept députés dissidents.