Le maire de Québec, Régis Labeaume, était accompagné d'une quinzaine d'élus municipaux de la province, réunis pour une conférence de presse à l'hôtel de ville de Québec où ils ont réclamé l'adoption rapide du projet de loi instituant les gouvernements de proximité.

Autonomie municipale: la pression de Labeaume n'a pas eu d'effet, assure Maltais

Les pressions du maire de Québec n'ont rien à voir avec le déblocage dans l'étude du projet de loi sur l'autonomie municipale, insiste le Parti québécois.
La députée de Taschereau, Agnès Maltais, s'est sentie «directement interpellée» par des propos de Régis Labeaume selon lesquels une sortie publique d'élus municipaux a «eu un effet» sur l'étude du projet de loi 122. 
«Le déblocage s'est fait le jour où le ministre Martin Coiteux a décidé de répondre à nos demandes», a tenu à préciser la députée péquiste, vendredi matin. L'appel du pied en conférence de presse des maires et des élus municipaux n'avait pas a être pris en compte dans l'étude article par article de la pièce législative, insiste le PQ. 
Le maire Labeaume n'a pas joué de rôle dans le déblocage, soutient aussi le chef péquiste Jean-François Lisée. «On est pour l'autonomie municipale, on est pour l'autonomie de l'Assemblée nationale aussi, a dit M. Lisée. [...] Les artisans de l'accélération du déblocage, ça a été le PQ, parce qu'on prend notre travail au sérieux.» 
Le projet de loi sur l'autonomie municipale prévoit la possibilité de remplacer les référendums dans les villes par une politique de consultation publique. Il donne aussi plus de marge de manoeuvre aux municipalités pour l'octroi de contrats de moins de 100 000 $ gré à gré, notamment.