Jean-Martin Aussant, Gabriel Nadeau-Dubois, Claire Bolduc et Maïtéˆe Labrecque-Saganash lors du lancement de Faut qu'on se parle.

Aussant serait le bienvenu chez QS, selon plusieurs solidaires

L'ancien chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant, serait le bienvenu chez Québec solidaire (QS), ont affirmé plusieurs éminents membres du parti.
L'idée d'un possible retour en politique de M. Aussant a alimenté les discussions au congrès de QS, samedi, au lendemain de la publication d'un article du «Devoir» dans lequel Françoise David avait dit que ce dernier était en réflexion à l'idée de se relancer en politique, mais cette fois-ci sous la bannière de Québec solidaire.
Le principal intéressé semble avoir nié la nouvelle, répondant «Non.» sur les réseaux sociaux aux journalistes qui avaient évoqué cette possibilité.
M. Aussant n'avait pas répondu à un message privé envoyé par La Presse canadienne au moment d'écrire ces lignes.
Mais les députés et porte-parole de Québec solidaire se sont réjouis à l'hypothèse d'accueillir Jean-Martin Aussant, samedi.
En point de presse, la porte-parole Manon Massé a indiqué qu'il n'y avait pas de discussion formelle avec M. Aussant, mais elle a laissé entendre qu'il serait accueilli à bras ouverts dans son parti.
«S'il souhaite faire de la politique, je lui rappelle que Québec solidaire est le parti politique pour le réel changement. Bien sûr que la porte est ouverte», a-t-elle déclaré
Amir Khadir dit que Jean-Martin Aussant serait «très bienvenu» chez QS.
«C'est un parti exigeant, il y a beaucoup de niveaux d'engagement et je pense que Jean-Martin le sait, mais il y a de la place et c'est comme ça que Québec solidaire va grandir», a-t-il commenté.
Le candidat de Québec solidaire dans Gouin et aspirant porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, a avoué qu'il avait tenté de convaincre son partenaire de la tournée «Faut qu'on se parle» de revenir en politique active.
M. Aussant serait en ce moment en réflexion, selon les dires de M. Nadeau-Dubois.
«Moi, ce qu'il m'a dit, c'est qu'il est en réflexion, sur tout d'abord: est-ce qu'il veut ou pas revenir en politique ? Puis, ensuite il y aura la deuxième question pour quelle formation politique», a-t-il soutenu.
«Son expertise économique, sa crédibilité sur l'enjeu de l'indépendance, ce sont des atouts importants qui bénéficieraient à la politique en général s'il décidait de faire le saut», a-t-il ajouté.