Le député Gerry Sklavounos

Arrêt forcé pour Gerry Sklavounos

Dans la tourmente depuis qu'il a été ciblé par des allégations d'agression sexuelle, le député Gerry Sklavounos a fait savoir qu'il allait prendre un congé de maladie.
Dans une lettre adressée au président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon, le député de Laurier-Dorion, une circonscription montréalaise, indique que la situation l'a «grandement affecté».
Il dit avoir consulté son médecin qui lui a prescrit un congé afin de pouvoir faire face à la situation avec l'appui de sa famille, précise-t-il dans la missive datée de mercredi.
M. Sklavounos dit aussi dans sa lettre s'être retiré du caucus libéral afin que ses collègues puissent se concentrer sur leur travail. Son bureau de circonscription s'occupera de faire avancer les dossiers des résidants de Laurier-Dorion, ajoute-t-il. Il siège toujours à l'Assemblée nationale, mais à titre d'indépendant.
Selon lui, ses propres déclarations publiques «mettant en cause sa conduite» ont rapidement dégénéré et affecté sa réputation, comme celle de la personne qui l'a mis en cause. C'est pourquoi il lui apparaît approprié de laisser toute la place aux autorités afin qu'elles puissent effectuer leur travail.
Il ne nomme pas cette personne dans sa lettre, mais il s'agit d'Alice Paquet, qui a parlé publiquement des agressions qu'elle dit avoir subies. M. Sklavounos a nié avoir agressé sexuellement Mme Paquet.
Aucune accusation
Dans sa lettre, il souhaite que la lumière soit faite rapidement sur cette affaire. Et afin de ne pas entraver l'enquête, dit-il, «j'ai dû faire le choix difficile mais nécessaire de ne pas commenter davantage la situation».
Le député montréalais était jusqu'à son retrait du caucus le leader parlementaire adjoint. Aucune accusation criminelle n'a été portée contre lui et les faits qu'on lui reproche n'ont pas été prouvés devant un tribunal.