L'usine Anacolor, à Cap-Rouge

Anacolor: le choix d'une rencontre à Montréal critiqué

Le PQ et la CAQ s'expliquent mal que le maire Régis Labeaume et le ministre David Heurtel se rencontrent à Montréal pour discuter du dossier Anacolor.
Lors du conseil municipal, lundi, le maire de Québec a indiqué qu'il se rendrait dans la métropole vendredi pour s'entretenir avec le ministre de l'Environnement du cas de l'usine de Cap-Rouge.
La porte-parole péquiste en matière de capitale nationale, Agnès Maltais, estime qu'il n'est pas justifié de tenir la réunion ailleurs. «Le ministre passe au moins trois jours par semaine à Québec, a indiqué la députée de Taschereau. Le maire est à Québec, l'entreprise est à Québec, le ministère est à Québec. Il n'y a aucune raison de faire cette rencontre à Montréal.»
Le député caquiste de La Peltrie, Éric Caire, ne s'explique pas le choix du lieu, alors qu'une Loi sur le statut de capitale nationale de la Ville de Québec a été ratifiée il y a deux mois à peine. «Ce que je ne comprends pas, c'est que le maire de Québec se déplace, a dit M. Caire. On avait une loi qui disait que les rencontres importantes devraient se faire à Québec. Le maire a dit qu'il serait extrêmement vigilant là-dessus. J'en comprends que pour lui, cette rencontre-là n'est pas importante.»
L'attaché de presse du maire de Québec affirme qu'il s'agit d'une simple «affaire d'agendas» et plaide l'argument de la rapidité. «On aurait pu se voir à Québec, mais pour faire le plus vite possible, c'était mieux comme ça, a fait valoir Paul-Christian Nolin. Le maire était déjà en déplacement à Montréal pour autre chose. Ce n'est pas comme si c'était une habitude.»
Même son de cloche chez le ministre de l'Environnement. «C'est une question d'horaires, a commenté M. Heurtel. On voulait se rencontrer la semaine dernière à Québec. J'étais pris en commission parlementaire. C'est vraiment une question de calendrier. Ça adonne que les deux trous proches dans nos agendas étaient ceux-là. Il n'y a pas d'autre raison que cela.»
La Loi sur le statut de capitale nationale prévoit que le territoire de Québec soit le «lieu privilégié et prioritaire [pour l'accueil des dignitaires étrangers, des rencontres diplomatiques, des sommets gouvernementaux, des grandes rencontres politiques et des négociations importantes de toute nature] auxquelles prend part le gouvernement».