Jacques Gourde.

Aide du fédéral: les provinces manquent de «transparence», selon Gourde

Critiqué pour la minceur de l'aide fédérale au secteur communautaire, le député conservateur Jacques Gourde déplore que les gouvernements provinciaux s'approprient le crédit de sommes versées par Ottawa.
Le député de Lotbinière est venu lundi promouvoir le premier versement de la Prestation universelle de garde pour la garde d'enfants (PUGE) dans les locaux de Ressource Espace Famille, à Sainte-Foy. 
La coordonnatrice de l'organisme, dont la mission est de soulager les effets de la pauvreté chez les familles du secteur, en a profité pour passer son message au représentant du gouvernement conservateur. 
«Notre réseau est soutenu par la province et par de nombreux partenaires privés, a souligné Gwendoline Ethève. Nous espérons que le fédéral pourra bonifier son aide.»
Interrogé sur le sujet, le secrétaire parlementaire du premier ministre Stephen Harper a d'abord noté que «ce sont des choses qui sont envisageables». Mais il a précisé que les organismes ignorent parfois que des sommes fédérales transitent par Québec avant d'atterrir dans leurs coffres. 
«Souvent, il y a de l'argent qui est transféré à Québec aussi pour aider ce genre d'organisme-là, a déclaré M. Gourde. Directement ou indirectement, les organismes ne savent pas nécessairement l'argent du fédéral qui est versé.»
Le député assure qu'il «arrive souvent» que les gouvernements provinciaux s'arrogent le mérite du versement de sommes qui proviennent en partie du trésor fédéral. 
«Donc, nous, on aimerait qu'il y ait peut-être plus de transparence au niveau des transferts avec les provinces pour s'assurer que les provinces, au moins, disent que l'argent [qu'elles] paient à certains organismes, il y en a une partie qui vient du fédéral», a déclaré M. Gourde. 
La coordonnatrice de Ressource Espace Famille a paru étonnée par la réponse du député. «Moi, je n'ai pas compris ça et j'ai quand même creusé le dossier de qui me finance et comment on me finance», a dit Mme Ethève, sous le regard attentif de M. Gourde. 
«J'aimerais qu'au moins, ce qui existait ne soit pas coupé», a poursuivi la coordonnatrice. Elle a notamment référé au programme Emplois d'été du Canada.
Lundi, le cabinet de la ministre québécoise Line Charlebois n'a pas voulu commenter le manque de «transparence» reproché par le député conservateur. Le Programme de soutien aux organismes communautaire (PSOC) est «une enveloppe qui est entièrement provinciale, et lorsque l'on a des programmes avec le gouvernement fédéral, on travaille en partenariat», a affirmé l'attachée de presse Alexandra Bernier.