Les rénovations débuteront au printemps 2016 pour se compléter à l'été 2019.

Agrandissement du parlement: une méthode calquée sur le Centre Vidéotron

L'agrandissement souterrain de l'Assemblée nationale ne devrait pas dépasser son budget de 60,5 millions $, car la méthode de construction sera calquée sur celle du Centre Vidéotron, soutient le président Jacques Chagnon.
<p>Image conceptuelle où l'on voit la zone sécurisée et la zone où s'effectueraient les contrôles de sécurité</p>
<p>Image conceptuelle où l'on voit le tunnel menant à un ouveal ascenseur et à l'hôtel du Parlement</p>
Les premières esquisses du projet qui vise à améliorer la sécurité à l'Assemblée nationale et de la doter de deux nouvelles salles de commission parlementaire ont été présentées, jeudi. Les travaux, qui s'étendront jusqu'à l'été 2019, impliquent une excavation majeure devant l'édifice et dans sa cour intérieure.
Un pavillon d'accueil souterrain doit être aménagé sous l'actuel escalier à l'avant du parlement qui deviendra le point d'accès unique pour la population. Il offrira une aire d'accueil plus grande, une salle multifonctionnelle et une agora. De là, il sera possible d'observer les travaux à travers une vitrine qui donne sur les nouvelles salles de commission parlementaire, situées sous le sol de la cour intérieure.
Déjà, le président Chagnon a dû expliquer pourquoi l'estimation des travaux est passée de 50 millions $ à 60,5 millions $ depuis sa première annonce. L'ajout d'un périmètre extérieur et une réévaluation des premiers estimés ont justifié la hausse, affirme-t-il. Mais il ne devrait plus y avoir de mauvaise surprise, selon lui, parce que le chantier a été divisé en 40 lots qui seront chacun octroyés par un appel d'offres.
«Évidemment, c'est la question qui effraie tout le monde», a déclaré le président Gagnon. «Vous vous rappellerez que le Centre Vidéotron est resté dans ses budgets. C'est exactement la même technique sur le plan administratif qu'on cherche à prendre pour notre bâtiment.»
<p>Agora permettant aux visiteurs d'assister à de multiples activités animées et de faire un parcours éducatif sur la démocratie et l'histoire du Québec</p>
<p>Vue de l'entrée, à l'intérieur des escaliers centraux, près de la <em>Famille amérindienne</em></p>
Autofinancement
L'Assemblée nationale parviendra à payer elle-même pour les travaux à même les surplus qu'elle dégage de ses budgets d'exploitation. Depuis un peu plus de quatre ans, elle est autorisée à les conserver. Une autonomie unique au pays, a dit M. Chagnon. L'institution a déjà engrangé près de 36 millions $ pour le projet.
Les whips de chacun des partis reconnus au parlement siègent au bureau de l'Assemblée nationale, qui a autorisé les travaux. Même s'il s'agit d'une «institution indépendante, elle ne vit pas en dehors de la réalité», a affirmé le whip péquiste, Harold Lebel.
Le whip du gouvernement, Stéphane Billette, ne voit pas de problème avec la dépense en ces temps de contraintes budgétaires. Le parlement peut être une cible de choix pour des gens mal intentionnés et des rapports ont souligné les lacunes sécuritaires du parlement, plaide-t-il. «C'est une question de responsabilité», a affirmé M. Billette.